2015 : bye bye !

Ce mois de Décembre s’est déroulé au ralenti côté lecture, mais avec pas mal de changements pour le reste. Très vite de nouveaux livres chroniqués. Je crois que je suis devenue une adepte du « slow blogging »…Mais un peu malgré moi. Tout ça va redémarrer en 2016, plein de nouveaux livres sur mes bibliothèques ( eh oui, Noël est passé par chez moi…). En tous cas, je remercie mes amis fidèles ici, dont deux sont devenues des personnes concrètes pour moi, et je pense bien trouver le moyen de rencontrer Bernhard, et la Littéraventurière Mary aussi…Evelyne est loin, elle, entre Maine et Californie, mais qui sait ? Et puis Marie, photographe parisienne qui écrit si bien. A tous les autres, merci de passer par ici de temps à autre.

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 15 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 6 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Belle journée pour une rencontre

IMG_1211Hier sous un ciel limpide, la Saône juste drapée de fins bancs de brume, un soleil radieux sur la ville, Lyon a été pour moi et pour la seconde fois le théâtre d’une belle et touchante rencontre .

Hier, près du piano qui propose ses touches aux passants de la gare de Perrache, j’ai vu une jolie petite femme blonde, bras ouverts, sourire éclatant, et cette amitié dont je vous parlais il y a quelques jours, cette amitié s’est concrétisée en une embrassade joyeuse et émue.

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Michel Blazy

Hier, j’ai rencontré pour de vrai Culturieuse, Martine; après un sacré bout de temps à se lire sur nos blogs respectifs, après des commentaires, après des mails pour des échanges plus personnels, du temps, la Biennale d’Art Contemporain de Lyon nous a réunies. Je ne rentrerai pas dans le détail de la journée, mais après ma chère Véro/Kali, rencontrer Martine m’a démontré encore une fois que cet outil de communication qu’est le blog, bien utilisé, permet de riches échanges, de belles relations et rencontres amicales. Comme si nous nous connaissions, en fait, car oui, nous connaissons l’essentiel de l’autre dans l’échange d’idées, de goûts, on sent vite qui va devenir plus proche, pas seulement intellectuellement, mais affectivement aussi, dans les affinités humaines.

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Céleste Boursier Mougenot

Je ne me suis pas trompée, Culturieuse est une femme intelligente sans pédanterie, naturelle, drôle et généreuse. Bien sûr, visiter la Sucrière et ses œuvres avec elle a été un « plus » certain. D’ailleurs, très intéressante exposition. Je vous joins quelques photos prises par Martine, nous sommes restées 3 heures, ce fut vraiment passionnant. Nicole, amie de longue date de Martine nous accompagnait, une personne avec beaucoup d’humour, une belle rencontre là encore, et je crois que nous avons formé un joli trio, validé autour d’un plat italien et d’un verre de vin rouge : « A la vie ! »

C’est certain, nous nous reverrons, Martine, pour encore rire et boire ensemble « A la vie ! « 

 

De l’amitié.

Il y a quelques jours, j’ai laissé un commentaire sur un article du Webmagazine « Un dernier livre avant la fin du monde » .

L’article : « Les étagères poussiéreuses », écrit par une jeune femme prénommée Anne-Victoire, m’a touché pour diverses raisons. L ‘auteure m’a d’ailleurs écrit un gentil message pour me remercier de ce commentaire.

Après avoir passé vendredi une journée ensoleillée consacrée aux amies, en attendant mercredi une nouvelle rencontre tellement attendue, en pensant en ces temps sombres à tout ce que l’amitié a apporté à ma vie, et songeant à Anne-Victoire, je veux partager avec vous ce texte qui reste selon moi un des plus beaux et plus justes textes jamais écrit sur l’amitié, de Montaigne à La Boétie :

« Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu’accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s’entretiennent. En l’amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer, qu’en répondant : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. »
Il y a, au-delà de tout mon discours, et de ce que j’en puis dire particulièrement, ne sais quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous être vus, et par des rapports que nous oyions l’un de l’autre, qui faisaient en notre affection plus d’effort que ne porte la raison des rapports, je crois par quelque ordonnance du ciel ; nous nous embrassions par nos noms. Et à notre première rencontre, qui fut par hasard en une grande fête et compagnie de ville, nous nous trouvâmes si pris, si connus, si obligés entre nous, que rien dès lors ne nous fut si proche que l’un à l’autre. Il écrivit une satire latine excellente, qui est publiée, par laquelle il excuse et explique la précipitation de notre intelligence, si promptement parvenue à sa perfection. Ayant si peu à durer, et ayant si tard commencé, car nous étions tous deux hommes faits, et lui plus de quelques années, elle n’avait point à perdre de temps et à se régler au patron des amitiés molles et régulières, auxquelles il faut tant de précautions de longue et préalable conversation. Celle-ci n’a point d’autre idée que d’elle-même, et ne se peut rapporter qu’à soi. Ce n’est pas une spéciale considération, ni deux, ni trois, ni quatre, ni mille : c’est je ne sais quelle quintessence de tout ce mélange, qui ayant saisi toute ma volonté, l’amena se plonger et se perdre dans la sienne ; qui, ayant saisi toute sa volonté, l’amena se plonger et se perdre en la mienne, d’une faim, d’une concurrence pareille. Je dis perdre, à la vérité, ne nous réservant rien qui nous fût propre, ni qui fût ou sien, ou mien. »

Les Essais, livre Ier, chapitre XXVIII – Montaigne

narcisseL’amitié est très présente en littérature. Lycéenne, j’ai découvert Hermann Hesse avec « Narcisse et Goldmund » ( à la suite de quoi j’ai lu  l’œuvre romanesque presque entière ), mais on peut penser à plein d’autres titres, « Les trois mousquetaires », « Sur la route », « Le grand Meaulnes », « Des souris et des hommes », « Orgueil et préjugés », plus récemment « La couleur des sentiments », Watson et Holmes, Bouvard et Pécuchet, et la liste est longue. Dans ce que j’ai lu récemment, l’amitié entre Adrià et Bernat dans l’immense « Confiteor », dans les romans de Craig Johnson celle de Walt Longmire et Henry sur la routeStanding Bear, dans ma dernière lecture de Woodrell, Ree et son amie Gail se réconfortent dans les bras l’une de l’autre, on retrouve ces liens dans « Price », dans tous les livres de McMurtry, dans l’inénarrable duo  Ed Cercueil et Fossoyeur Jones…En fait, ils me semblent assez rares, les livres où l’amitié n’intervient pas du tout…Lesquels vous ont marqué, vous ?

des sourisTout ça pour dire à mes amies comme elles me sont chères, toutes; pour dire que ces moments que nous passons ensemble, ces échanges que nous avons sont une somme inestimable de bonheur et de richesse pour moi.

A ceux qui me suivent et à tous les gens de passage

sparrow-292637_1280 plant-437497_1280À vous tous, amis blogueurs, et en particulier à celles et ceux qui sont devenus des amis, je souhaite une année 2015 florissante, pleine de joies de toutes sortes – de lecture, tiens ! – , une santé de fer (sans la rouille… « On a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller. »prévient Jacques Prévert)
et un moral en béton. Qu’aucun de vous ne connaisse le froid de la rue, le froid du cœur sans amour, la peine et la solitude. Je vous souhaite une année de beauté et de bonheur, à tous. Plus spécialement une pensée affectueuse à Kali, Marie, Mary, Culturieuse, Evelyne et Lorentz, fidèles entre tous. J’espère que cette liste grandira au fil du temps. Je vous remercie tous, votre présence ici a été un soutien dans des moments qui ont été parfois pénibles, et nos échanges sont d’une grande richesse humaine.

sunrise-227719_1280Terminez en beauté 2014 et saluez 2015 comme il se doit !

« Donnez-vous des rendez-vous partout,

Dans les champs, dans les choux,

Faites-vous des baisers tout de suite,

Des serments sur le grand huit.

                                                     Le temps passe à toute vitesse,

                                               Roulez jeunesse. »
(Roulez, roulez jeunesse – )
Louis Chedid

Une rencontre

kali litKali la petite fée à la fleur...Comme c’est étrange pour moi, cette histoire… Kali vit tout près d’ici, à 30 minutes par le train. Kali, avec qui j’ai échangé au fil du temps en dehors de ce blog. Parce que comme elle le dit si bien et si justement, nous appartenons à la même tribu. Nous nous sommes reconnues sans nous voir, nous nous sommes apprises par mes mots et mes lectures, par ses dessins, ses rires et ses colères…La fée Kali est un petit personnage que j’adore pour sa vivacité, son humour, son esprit frondeur…Et j’ai découvert, jeudi, la main qui lui donne vie, j’ai vu le sourire et les yeux rieurs de celle qui la fait vivre, j’ai rencontré Véro; parce que si proches c’était une envie qui nous est venue…Et croyez-moi, c’est plus que bizarre quand on n’est pas adepte des rencontres en ligne ! 
Ce fut malgré la crainte, la belle rencontre étonnée, comme si nous nous connaissions, et oui, nous nous connaissons…Parce que sur nos blogs respectifs, nous sommes sincères, elle avec sa fée Kali et ses billets d’humeur, et moi avec ce que disent de moi mes lectures et mes coups de cœur. Surprise qu’en fait ce soit si simple. Le fond d’abord et la forme ensuite, une rencontre à rebours…Et c’est cette sincérité qui nous met en confiance, et nous permet de nouer une relation plus profonde, mais joyeuse aussi.
J’ai rencontré une personne charmante, vive et pleine d’esprit et si elle dit « elle » en parlant de sa fée, je vous le dis, moi, elles ont beaucoup de points communs. L’œil pétillant, le visage mobile, expressive comme son petit personnage, et la langue bien pendue : un vrai plaisir !
En tous cas une expérience inédite, riche en émotion. On a parlé, marché, parlé en marchant, et on s’est dit :
kali14« Pfff ! Il faut qu’on en garde pour la prochaine fois ! »
« La lecture est une amitié » a écrit Proust. Elle noue aussi, dans les goûts qui se  rejoignent, de ces amitiés inattendues et réjouissantes…La lecture, je vous le dis, est magie. Les doigts d’une petite fée de papier aussi…

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