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Mort hier de Jean Fabre, fondateur de « L’école des Loisirs »
Décédé à l’âge de 93 ans, Jean Fabre créa en 1965 cette maison d’édition jeunesse devenue une référence dans ce métier avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, âgés alors respectivement de 26 et 20 ans.
Grâce à lui, furent publiés en France les plus grands auteurs et illustrateurs du moment : Maurice Sendak, Tomi Ungerer, Arnold Lobel ou Léo Lionni.
En 1970, gros succès avec les Barbapapa de Annette Tison et Talus Taylor .
Aujourd’hui, le catalogue propose 5700 titres, parmi lesquels ceux de Claude Ponti, Catharina Valckx ou le très regretté Mario Ramos, et toujours la même exigence d’intelligence et de variété, tant graphique que littéraire…
Nos enfants peuvent lui dire « Merci ! » et je ne dirai jamais assez le plaisir que j’ai pris personnellement à la lecture de ces albums aux enfants.
Lire l’article de Livres hebdo et un petit tour par ici pour rencontrer quelques auteurs de cette belle maison d’édition.
Bilan de 2013, vite fait…
Cau ( o ) sette, qui aime les livres, elle aussi ! 
Si je dresse le bilan de ce blog, devenu en Septembre 2013 un blog personnel, après avoir été un blog « officiel » ou « institutionnel », je ne sais pas comment dire ça, eh bien c’est plutôt positif en 4 mois; autant de suiveurs ( même si pour certains d’entre eux, ces pages sont une vitrine ou un passage en mesure d’amener du monde vers leur site, bof, je n’ai rien contre), en tous cas un peu plus de commentaires et quelques copines virtuelles, avec qui j’ai des affinités humaines et idéologiques ( on peut dire ça comme ça ), intellectuelles en tous cas. Pour moi, des découvertes de sites passionnants comme « Encore du noir » ou « CultURIEUSE » pour ne citer qu’eux .
Vous savez, en zone rurale, plein de choses sont difficiles d’accès, y compris les échanges, et ce blog me fait plaisir de ce point de vue, même si j’aimerai toujours plus les rencontres « en vrai » !
Mon ancien gravatar, visage de bois, en pleine forêt des Cévennes…
Ma seule frustration c’est le manque de discussions à propos des livres dont je parle; les copines n’ont pas beaucoup de temps pour lire et regardent leur pile monter et menacer de s’effondrer sans avoir eu le temps d’y toucher, d’autres ne commentent pas pour diverses raisons ( peur de ne pas bien s’exprimer ou de « laisser des traces » sur le net… ) . Mon truc, rien à faire, ce sont les livres et la lecture, le besoin d’avoir un partage de ces choses que j’aime tant; parfois je suis un peu sceptique sur ce qui m’est apparu au fil des lignes et j’aimerais bien savoir ce qu’en pensent les autres…Je ne fais aucun complexe par rapport à de nombreux blogs sur la littérature, bien plus « pros » , plus pointus, mais qui très souvent, enlèvent toute envie parce qu’ils racontent tout . Rares sont ceux qui savent ne pas dévoiler, mais dire des choses simplement attirantes, qui éveillent la curiosité et qui vont donner envie d’ouvrir le livre et vite ! ( « Encore du noir », par exemple; je ne sais pas qui est l’auteur, peut-être un libraire, je ne sais pas, ce n’est pas important, en fait ). Et je ne sais pas si j’y arrive, mais je m’y efforce, croyez-moi !
Affiche réalisée par Bruno, pour des lectures publiques en 2012 sur la gastronomie, le polar étant alors notre choix pour sa richesse en textes sur le sujet !
Je pense aussi au « Coin de la limule », blog pour lequel j’ai un attachement particulier.
Par ailleurs, j’ai envie de créer un club de lectrices, mais il faut assez de personnes qui le veulent aussi, trouver un mode de fonctionnement simple, ouvert et pas genre « on reste entre nous » si vous voyez ce que je veux dire ! Eh bien ce n’est pas facile, et puis j’ai quelques autres priorités en ce moment et je ne m’en occupe pas encore à fond de ce truc…
Ma librairie préférée où sévit mon libraire préféré qui se reconnaîtra…
Je crois que nous sommes nombreux à tenir un blog pour le simple plaisir de l’expression, parce que ça nous emmène vers des recherches que l’on n’entreprendrait pas autrement, enfin, c’est mon cas, et des découvertes; et puis, – n’est – ce pas, Thomas Fiera ! – vers le réconfort de se sentir moins seul face à des inquiétudes, voire des angoisses devant le monde tel qu’il va, de gueuler un bon coup…On trouve dans vos blogs, camarades, de belles images, de jolis mots, des phrases fortes, de la colère, du bonheur, des inventions de toutes sortes dans les mains d’une petite fée ou d’un œil – objectif, de la rage à la pointe d’un crayon, de la révolte sous les doigts qui courent sur un clavier, et puis du rêve et de la douceur, de la poésie et de l’humour, le don de vos ailleurs, en dessins, en recettes, en mots et en musique …
Alors poursuivons ces quelques échanges, ils me donnent plein d’énergie et sont devenus un plaisir quotidien pour lequel je vous remercie tous.
« L’autre côté des docks », Ivy Pochoda chez Liana Lévi, traduit par Adélaïde Pralon
Je viens juste de fermer ce beau roman, assez étrange, parfois envoûtant, parfois un peu maladroit, mais beau…J’ai trouvé que c’était un livre sur la solitude, sur l’état d’abandon, et comme si souvent dans la littérature américaine, sur la rédemption… Ivy Pochoda peint là un tableau poétique d’un quartier qui semble détaché du reste de la ville, isolé comme une île, avec cette eau, cette baie, et ces docks abandonnés dont on annonce la résurrection avec l’arrivée des paquebots.
Galerie de portraits, de personnages attachants…j’ai particulièrement aimé Fadi, l’épicier libanais, prototype de l’humaniste qui cherche la réconciliation et l’harmonie; Cree et Ren surtout. Ren et ses fresques animées qui montrent aux habitants du quartier ce qu’ils ont sous les yeux et qu’ils ne voient pas ou plus…Sous un faux air de roman noir – mais la mort inexpliquée de June n’est qu’un prétexte – l’auteure décrit la vie de ce quartier hanté par le passé, Red Hook, ancien port de New York, des adolescentes esseulées, des jeunes garçons déjà marginalisés, clochards, alcooliques, paumés de toutes sortes et tous en attente de jours meilleurs, symbolisés par la réhabilitation du port .
L’écriture au présent me gêne un peu, elle donne une voix un peu atone au texte, les monologues intérieurs de Val, 16 ans, sont naïfs ( mais elle a 16 ans ! ), le côté un peu surnaturel n’est pas toujours nécessaire, mais quand même, c’est un joli livre, qui m’a touchée par cet état de solitude chez les êtres qui se croisent, s’affrontent, avec bienveillance ou pas, mais toujours s’affrontent. Les rêves d’ailleurs et d’autrement qu’on croit apercevoir à l’horizon, juste parce que c’est de l’autre côté, juste de l’autre côté…

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