Mort hier de Jean Fabre, fondateur de « L’école des Loisirs »

mille secrets de poussins

Décédé à l’âge de 93 ans, Jean Fabre créa en 1965 cette maison d’édition jeunesse devenue une référence dans ce métier avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, âgés alors respectivement de 26  et 20 ans.

Grâce à lui, furent publiés en France les plus grands auteurs et illustrateurs du moment : Maurice Sendak, Tomi Ungerer, Arnold Lobel ou Léo Lionni.

SendakEn 1970, gros succès avec les Barbapapa de Annette Tison et Talus Taylor .

Aujourd’hui, le catalogue propose 5700 titres, parmi lesquels  ceux de Claude Ponti, Catharina Valckx ou le très regretté Mario Ramos, et toujours la même exigence d’intelligence et de variété, tant graphique que littéraire…

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Nos enfants peuvent lui dire « Merci ! » et je ne dirai jamais assez le plaisir que j’ai pris personnellement à la lecture de ces albums aux enfants.

Lire l’article de Livres hebdo et un petit tour par ici pour rencontrer quelques auteurs de cette belle maison d’édition.

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« L’art sauvera le monde. » Fiodor Dostoïevski

 Vu hier en zappant :  au Paraguay, un chef d’orchestre et un homme de bonne volonté ont créé un orchestre de jeunes gens pauvres à l’horizon bien sombre munis d’instruments de musique étranges. Démonstration que d’un déchet on peut faire un vecteur de beauté et que d’un enfant présumé perdu, on peut faire un musicien : le salut par l’art. Les ordures que collectent leurs parents pour les nourrir servent dorénavant à faire de certains d’entre eux des musiciens et des artisans créatifs et leur ouvrent d’autres perspectives que la drogue ou la délinquance.

« La dernière séance » de Larry McMurtry – Gallmeister, traduit par Simone Hilling.

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Je viens de terminer ce roman déjà ancien de Larry McMurtry. S’il n’est pas le meilleur des trois que j’ai lus ( « Lonesome Dove » restant mon préféré ), il reste néanmoins un très bon livre, où je n’ai guère trouvé l’humour de McMurtry; c’est au contraire très triste et mélancolique.

Le Texas, cher à l’auteur, années 50; petite ville provinciale, noyée par la poussière du désert voisin, où l’ennui règne en maître, surtout pour la jeunesse et en particulier pour les deux amis Sonny et Duane; entre le cinéma, où les rêves s’alimentent, la salle de billard , les flirts avec des gamines délurées, la vie va.

McMurtry a un vrai talent pour créer des atmosphères et tracer des portraits pleins de vérité, il raconte les histoires comme personne ( ah! que j’aime les histoires ! ), dessine des destins avec une sensibilité qui évite toute mièvrerie. Le thème prépondérant de ce roman est l’entrée dans le monde adulte et la découverte de la sexualité, à une époque encore pleine de pudibonderie, avec de jeunes filles ignorantes de leur corps et de ce qui s’y passe, et des garçons naïfs, bien que très sûrs d’eux. Le cinéma, ses baisers hollywoodiens, ses stars en nuisette et leurs pauses langoureuses…tout ça éveille les pulsions et génère des fantasmes. Il y a l’amour, et ce qu’on pense être l’amour, il y a une petite garce, une femme mûre amoureuse et malheureuse, une autre désabusée, Sam le Lion et son humanité, Billy le simple, Sonny et Duane, deux amis en quête de leur avenir…et tous les autres.

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Beau livre, que j’ai fini assez triste. Je n’ai pas vu le film, qui fut réalisé en 1971 par Peter Bogdanovitch, avec, s’il vous plaît ! Jeff Bridges, Cybill Shepherd, Timothy Bottoms, entre autres. Des extraits que j’ai regardés, j’ai eu l’impression, dans ce noir et blanc, d’être à Thalia, avec Sonny…

Ici, Sonny et Duane, de retour d’une virée au Mexique, apprennent la mort de leur ami Sam le Lion.

 

Pour lire les articles sur :  « Lonesome Dove »   allez par ici, 

« Et tous mes amis seront des inconnus », allez par .

Je l’ai toujours pensé

street-sign-141396_640Très intéressant article ! Lire des fictions littéraires améliore l’intelligence émotionnelle, j’en ai toujours été convaincue, sans que la science ne me le confirme; elle le fait, c’est bien. 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/lire-des-fictions-litteraires-ameliore-votre-intelligence-emotionnelle_1288722.html#GvJMAeJoCH1Dzcaq.30

A méditer par ceux qui aiment lire « des histoires vraies », histoire, récits de vie…Et pensent que la littérature « ne sert à rien, est vaine, etc… » .La fiction littéraire pénètre la réalité avec la force de l’écriture, qui manque bien souvent aux autres narrations, et pourtant on sait le succès des pseudo bios et auto-bios écrites avec les pieds…En littérature, la réalité  trouve son compte en puissance et en vérité; certes, il y a aussi du bon et du mauvais, mais penser que le « vrai vrai » dit mieux les émotions est faux, enfin c’est mon point de vue…

painting-21323_640La fiction  donne aussi accès à l’imaginaire et au rêve, toutes choses que notre monde tend à éliminer comme superflu, et qui nous sont pourtant nécessaires pour ne pas devenir fous, je crois…

Sorcière, sorcière !!!

En visitant le jardin botanique dans le petit village du Mazet St Voy, j’ai rencontré une…sorcière dans son potager, et voici ce qu’elle m’a montré :