Promis, c’est pour la semaine prochaine, un livre très dense, assez difficile, riche en histoire, en sujets de réflexion très contemporains. Et l’écriture extraordinaire de Padura…Retour dans la vie de Mario Conde et de ses compères. Et visite dans celle du génial Rembrandt.
En attendant, à écouter, à voir, pour une petite mise en bouche
Hier, très beau spectacle sur cette femme étonnante qu’était Hildegarde de Bingen. Chanteuse et comédienne très belle, pleine de vitalité, qui a incarné une Hildegarde d’une grande intelligence, accompagnée par un étonnant musicien. Se promenant avec le public dans l’abbaye de Cluny à la nuit tombante, dans la lumière d’été reflétée par les vieilles pierres, ses instruments de maintenant ou d’hier illustrent les chants et danses mystiques de la religieuse, à la façon des enluminures du XIIème siècle. On pense à l’Orient et aux soufis. Très impressionnée quand Irek Sztach intègre du chant diphonique à sa musique, ce chant pratiqué par les maîtres mongols ( un article sur ça ici). Un enchantement d’un tout autre genre que celui du concert de Moriarty, c’est sûr, mais c’est ce qui fait le charme de la culture : sa diversité !
Découverte aussi de cette grande abbaye de Cluny, où des fouilles constantes nous révèlent une merveille architecturale , puis le soir, traversée de de cette jolie petite ville bourguignonne, vivante et belle. Encore une belle soirée d’été…
A ceux du coin : dernière du spectacle le samedi 26 Juillet. Trois liens pour vous : sur le spectacle , sur Hildegarde médecinet sur Cluny. On trouve toujours, éditées, les recettes de médecine de la nonne et plusieurs ouvrages qu’elle a rédigés.
Et comme ce sont les vacances pour beaucoup d’entre vous, un dernier site sur cette si belle région du Mâconnais, à visiter et à déguster à table et à la cave !
Hier au soir, sur la Plaine Tonique à Montrevel en Bresse, nous avons assisté à un concert exceptionnel. Dans un cadre bucolique à souhait, scène au bord de l’eau, survolée par les oiseaux, foule bariolée nonchalamment étalée sur l’herbe, chaleur et ciel qui passe du bleu pur à toutes les teintes du coucher, des musiciens nous ont enchanté .
Première partie avec un duo sino-judaïque, Yom et Wang-Li, qui nous a emmenés dans un univers nouveau à l’oreille, vous pouvezen savoir plus ici. Une découverte superbe, comme parfois les premières parties nous en offrent.
Le clou du spectacle : Moriarty et Christine Salem ! Deux voix d’exception, une bande de musiciens pleins de fougue, et de tous horizons : quel bonheur ! Virtuosité à mêler le maloya et le blues, créant un univers plein de poésie, ouvert sur le monde et sur l’autre, avec humour et bonne humeur, une connivence communicative. Il est rare de sentir tant de bonheur à jouer ensemble, à faire exploser les sons et les voix, un enchantement je vous dis !
Je vous propose une visite du très beau site du groupe Moriarty, sur lequel vous pourrez avoir un aperçu de son travail , basé principalement sur le blues du Mississipi, et sur celui de Christine Salem, chanteuse réunionnaise qui chante le maloya avec une voix à vous renverser…
Ce beau concert démontre, s’il en est besoin, que la culture et l’art, venus de tous horizons, parlent un langage universel qui réunit les peuples dans les mêmes aspirations à la beauté.
Un très beau moment dans ce festival qui vaut le détour ( il y a quelques années, j’avais écouté Rokia Traoré, dans le parc de Thoissey ! )