Belle journée pour une rencontre

IMG_1211Hier sous un ciel limpide, la Saône juste drapée de fins bancs de brume, un soleil radieux sur la ville, Lyon a été pour moi et pour la seconde fois le théâtre d’une belle et touchante rencontre .

Hier, près du piano qui propose ses touches aux passants de la gare de Perrache, j’ai vu une jolie petite femme blonde, bras ouverts, sourire éclatant, et cette amitié dont je vous parlais il y a quelques jours, cette amitié s’est concrétisée en une embrassade joyeuse et émue.

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Michel Blazy

Hier, j’ai rencontré pour de vrai Culturieuse, Martine; après un sacré bout de temps à se lire sur nos blogs respectifs, après des commentaires, après des mails pour des échanges plus personnels, du temps, la Biennale d’Art Contemporain de Lyon nous a réunies. Je ne rentrerai pas dans le détail de la journée, mais après ma chère Véro/Kali, rencontrer Martine m’a démontré encore une fois que cet outil de communication qu’est le blog, bien utilisé, permet de riches échanges, de belles relations et rencontres amicales. Comme si nous nous connaissions, en fait, car oui, nous connaissons l’essentiel de l’autre dans l’échange d’idées, de goûts, on sent vite qui va devenir plus proche, pas seulement intellectuellement, mais affectivement aussi, dans les affinités humaines.

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Céleste Boursier Mougenot

Je ne me suis pas trompée, Culturieuse est une femme intelligente sans pédanterie, naturelle, drôle et généreuse. Bien sûr, visiter la Sucrière et ses œuvres avec elle a été un « plus » certain. D’ailleurs, très intéressante exposition. Je vous joins quelques photos prises par Martine, nous sommes restées 3 heures, ce fut vraiment passionnant. Nicole, amie de longue date de Martine nous accompagnait, une personne avec beaucoup d’humour, une belle rencontre là encore, et je crois que nous avons formé un joli trio, validé autour d’un plat italien et d’un verre de vin rouge : « A la vie ! »

C’est certain, nous nous reverrons, Martine, pour encore rire et boire ensemble « A la vie ! « 

 

Ron Rash à Lyon

rashJeudi soir, dans une belle collaboration Quais du Polar, librairie Passages et Théâtre des Célestins, a eu lieu une belle rencontre avec ce grand écrivain américain qu’est Ron Rash. J’y étais en excellente compagnie: mon amie Béatrice. Journée par ailleurs agrémentée – ô combien ! – par une flânerie au soleil à la terrasse d’un café, sirotant des diabolos violette…avec notre fée à tous, Kali. 

qdp rashQuoi que certains esprits chagrins puissent penser, ces rencontres sont riches pour le lecteur. Les questions du jeune homme des QDP étaient pertinentes, et nous ont révélé un Ron Rash engagé, lecteur de Giono, Dostoïevski et Tolstoï, il nous a appris ce qu’est la vie dans les Appalaches, sa vision de l’empreinte des paysages sur les gens qui y vivent, et puis aussi que Jim Harrison n’est pas si connu que ça aux USA; il a parlé de son goût des mots, de la musique qu’ils produisent, nous a lu quelques lignes en VO, pour éclairer ses dires. Un homme ron passionné, partageur…L’après-midi il était avec des lycéens, qui, vivant à Lyon, ont vraiment beaucoup de chance de pouvoir assez facilement, assister à de telles rencontres. Et puis ça donne vraiment l’envie de lire.

En tous cas, belle soirée, belle journée, amicale et littéraire. 

Lisez Ron Rash !

Samedi, promenade sur les Quais du Polar, à Lyon

SAM_3758Les Quais du Polar fêtaient leurs dix ans d’existence durant ces trois jours. Et l’affiche avait, une fois de plus, de quoi faire rêver. Alors bon, vous commencez à me connaître, j’avais fait mon programme et ce samedi, avec mon mari, nous sommes allés faire le plein de futures lectures, et de rencontres mythiques !

71 auteurs invités, et invité d’honneur, pas moins que…James Ellroy. Affiches et autres objets marqués du Dalhia Noir, le grand monsieur ( il est très grand ) a attendu avec nous l’ouverture des portes du Palais du Commerce à 10 h, saluant à droite à gauche ses lecteurs – dont moi, oui – assez surpris de le voir là, chemise à ramages et mains dans les poches; ce sombre auteur à la réputation sulfureuse, plutôt souriant et comme en promenade, a passé la journée entière à discuter et signer, signer et discuter ( je ne vous raconte même pas la file d’attente !!! ). 

SAM_3749 - Copie10h, Hôtel de Ville, première conférence : Quand les légendes contre-attaquent: mythes,  super-héros et légendes dans le polar, modérée par une journaliste du journal Le Point ( pas bien réveillée je pense, ses questions étaient un peu confuses ) face à Craig Johnson, Åsa Larsson, Emmanuel Grand  et un géant, Warren Ellis, qui m’a bien fait rire. Il est arrivé, gigantesque, crâne rasé, barbichette et long manteau de cuir, il s’est installé, a croisé les bras, fermé les yeux, et a tapé un petit somme ! Ceci dit, il a répondu des choses très intéressantes chaque fois qu’il ouvrait un oeil , aux questions posées sur son premier roman, « Gun machine », son oeuvre se composant essentiellement de scénarios de comics, mais le personnage est déstabilisant ! Les plus pertinents ont été l’ami Craig et Åsa Larsson, nouvelle venue ( avec succès ) dans le polar nordique, nous parlant l’un des légendes cheyennes et craw et l’autre des samis, au Nord de son pays – la Suède – où elle vit.

SAM_3750Puis retour au Palais du commerce, où j’ai filé tout droit au stand tenu par les libraires du « Bal des Ardents », parce que s’y trouvaient Craig Johnson et aussi Bruce Holbert, dont le fascinant roman « Animaux solitaires » a été un grand moment de lecture. Encore un géant ! Et alors que je demande à sa voisine de traduire pour moi, un monsieur me dit : « Je vais le faire, moi !  » C’était Oliver Gallmeister lui-même, et j’ai pu lui dire ainsi toute l’admiration que j’ai pour son travail, les bonheurs de lecture que m’offre sa maison. Il m’a donc servi de traducteur pour m’adresser à Holbert, un colosse barbu à grosse voix qui m’a dit : « Ma grand-mère est montée à cheval jusqu’à 85 ans, elle ne faisait pas confiance aux voitures! » dans un  rire tonitruant, rappel d’une scène que j’avais mise dans mon post sur ce livre :   » Les chevaux ne tombent pas en panne et ils n’ont pas besoin d’essence.  « 

Imaginez la joie d’une lectrice comme moi, sortie de sa campagne pour serrer la SAM_3764main de son cow-boy préféré, discuter avec la très bavarde mais néanmoins sympathique et intéressante Maud Tabachnik, saluer l’espagnol Rafael Reig ( dont je suis en train de lire le livre ) un homme charmant et doux ( quand on le lit, la vache ! il cache bien son jeu ! ) qui a écrit une très jolie dédicace dans mon bouquin, Didier Daeninckx ( un fidèle des Quais ) , George Pelecanos ( waouh ! ), Tim Willocks ( écouté dans la semaine à la Grande Librairie), Victor del Arbol, Dominique Sylvain, Olivier Truc, Camilla Läckberg ( la cohue ! ), la liste est trop longue…Un regret : je ne suis pas arrivée à rencontrer R.J.Ellory, ce sera une autre fois, j’espère. Et nous avons pu voir l’exposition des planches originales du Dahlia Noir par Miles Hyman : splendide !( un aperçu ICI et son site officiel ), l’oeuvre de Jean-Luc Navette, tatoueur et  illustrateur, noir, très noir, voire morbide.

SAM_3767Nous avons terminé la journée par une seconde conférence, encore plus intéressante que la première : le polar, comme un nouveau western, modérée cette fois par Michel Abescat, de Télérama. Nous avons retrouvé Craig Johnson, Ace Atkins, Bruce Holbert et Antonin Varenne, qui se sentait  – physiquement – minuscule à côté de ces trois monstres en santiags ! La conversation s’est déroulée en abordant le thème des personnages, des codes de l’écriture et enfin des paysages; comment le western renaît inlassablement à travers d’autres genres, le polar s’y prêtant bien. Je m’abstiens de vous résumer tout ça, mais ce fut une heure et demie géniale, avec quatre auteurs très ouverts, bien que très différents. Nous avons regretté l’absence de Bertrand Tavernier qui devait mais n’a pas pu être présent; je l’avais écouté il y a deux ans, c’était extraordinaire. Cette rencontre se déroulait Chapelle de la Charité et le matin dans une salle de l’Hôtel de Ville, toutes deux pleines d’ors et de lustres. Quand j’ai vu Johnson après, il m’a dit que ça l’impressionnait, ce genre de lieu : « Eh ! On n’a pas ça chez nous, dans le Wyoming! Ah ah ah !!! » et de rire à gorge déployée. Il reste je crois le personnage le plus apprécié ( la queue pour ses dédicaces rivalisait sans soucis avec celle d’Ellroy ! ) sur ce festival où il revient régulièrement. Il écoute, il répond avec plaisir, on sent son goût des autres, et sa jovialité en fait un des types les plus sympathiques du moment !

J’ai pris quelques photos, mais je ne pense pas avoir le droit de les mettre ici. Je les partagerai en privé avec ceux qui le veulent. 

SAM_3769Ce que je veux dire d’abord sur ces Quais du Polar, c’est  qu’il y règne une ambiance formidable. C’est le genre lui-même, riche de ses multiples variantes et facettes, qui amène un public de tous horizons géographiques, sociaux et culturels et donne un mélange de très bon aloi. Disons les choses comme elles sont, ce festival présente un échantillon très large de lecteurs de tous poils, une réappropriation de la lecture s’opère par un large public hétéroclite, c’est formidable. Voir tous ces gens qui soupirent  » Oh, j’aurais du venir avec une valise ou deux » ou « Ohlala ! Tout ce qu’il me reste à lire ! Je ne vais jamais y arriver !  » et votre Livrophage au désespoir devant ce même constat…

Et toutes les conversations qui se nouent entre de parfaits inconnus, tous ces amoureux des livres…Se sentir en famille, c’est ça…

Sur les Quais, ne sont payantes que les séances de cinéma et les animations des musées ( mais peu chères ), tout le reste est gratuit, l’enquête dans la ville, les visites de l’école de police, les ateliers pour les enfants, les lectures publiques, etc… volonté justement de faire de ce festival des rencontres populaires au plus beau sens du terme.

Je souhaite encore une très longue vie aux Quais du Polar, moments électrisants quand on aime ça. 

SAM_3761Vous pouvez lire ICI ce qui était proposé cette année, ainsi que les résultats des prix attribués à chaque édition ( concours de nouvelles, prix du meilleur polar européen ) . Je vous répète juste qu’il y avait 71 auteurs – c’est pour ça que je vous laisse aller voir vous-même sur le site cette belle liste ! – , et 150 bénévoles . Vous y découvrirez aussi les évènements sur l’année, car les Quais restent là tout le temps, jeux, rencontres et expositions, ainsi que les adresses des librairies partenaires, à fréquenter sans modération!

« Antoine et Isabelle » de Vincent Borel – éditions Sabine Wespieser

 

Je viens de terminer ce livre, que je n’arrive pas à qualifier, roman ou documentaire. Récit peut-être… Mais est-il besoin de lui donner un qualificatif ?

Il m’a fait renouer avec une lecture avide d’aller à la page suivante.

 

Le quai de Serin et les usines Gillet

Le choix des libraires : Choix de Christine Galaverna de la librairie LE MARQUE PAGE à SAINT- MARCELLIN, France (visiter son site) – 21/09/2010

« Il n’y a jamais eu de chambre à gaz à Mauthausen, affirme posément Florian ». Première phrase du roman et sa motivation première : le grand-père de l’auteur a été déporté à Mauthausen, il a vu les chambres à gaz, comme des milliers d’autres, et pourtant son témoignage est mis en question des années plus tard. Répondre à l’ignoble par un roman.
Un roman qui n’est cependant pas seulement un roman sur la guerre. Il va également au-delà de la chronique familiale, même si le point de départ est de rendre hommage à ses grands-parents. Il prend plutôt la forme d’une épopée : celle des hommes qui ont fui la misère de l’Andalousie, qui ont cru en la République espagnole, qui ont participé à la guerre d’Espagne pour sauver cette liberté dont ils avaient tant envie et besoin, qui ont connu une autre guerre, une autre barbarie, sont morts ou ont survécu, comme Antonio. Au destin d’Antonio et Isabel répond celui des Gillet, riche famille d’industriels lyonnais qui traversent les crises à leur manière, pas toujours très propre.
Antoine et Isabelle est un roman chorale où se mêlent destins individuels et familiaux, où l’histoire de chacun donne son relief à l’Histoire avec un grand H et inversement.
Un formidable roman à la construction complexe, à l’écriture incisive qui retrace avec virtuosité l’histoire du premier quart du XXe siècle.

Et c’est ainsi que Vincent Borel narre le parcours de ses grands-parents espagnols, un couple engagé qui ne renoncera jamais à ses convictions . Parallèlement à ces destins de misère et de combat, Lyon, Villa Gillet, et la bourgeoisie industrielle de ce début de XXème siècle. Issue d’un soyeux ingénieux qui, grâce à la mise au point de teintures, va développer l’industrie chimique lyonnaise, la famille Gillet ( bien réelle ) sera une des plus riches familles de France, à l’origine de sociétés telles que Rhône-Poulenc ou encore Rhodia.

 

Les temps de guerre vont diversifier les productions. Quel lien entre Antonio et Isabel et la famille Gillet, me direz-vous ? Un lien qui peut sembler ténu, mais…Les quelques compromis et petits arrangements avec le climat plus que trouble  de l’époque verront les usines Gillet exporter en quantités conséquentes le tristement célèbre Zyklon B ( utilisé au départ comme antiparasite et insecticide…) celui dont Antonio verra un tout autre usage au camp de Mauthausen.

J’ai trouvé ce livre passionnant et cette période y est dépeinte très clairement. On a beaucoup reproché à Vincent Borel ne n’avoir pas provoqué d’empathie pour ses personnages. Je ne trouve pas ça tout à fait vrai en ce qui me concerne; mais il est vrai que l’écriture hésite entre récit documentaire et roman. Je me dis que peut-être c’est cette proximité familiale , forcément sensible, qui le freine, pour ne pas  tomber dans le « pathos », ce qui serait aisé compte tenu du tragique de ces destins. Peut-être est-ce aussi une façon argumentaire de défendre la vérité face aux négationnistes. Il intègre à son livre quelques textes que son grand-père a écrit à sa libération de Mauthausen. Antonio et Isabel seront naturalisés français à la Libération…Et Vincent Borel a, lui, demandé et obtenu la nationalité espagnole.

J’ai beaucoup appris, surtout sur ces années de guerre à Lyon. Le bureau du 8 Place des Terreaux fait frémir quand on y pense…De quoi je parle ? Lisez ce livre et vous l’apprendrez.

 

Ma visite aux Quais du polar : une gosse dans un magasin de jouets !!!

    


  Ce week-end a eu lieu à Lyon ce festival du polar.

Et samedi, j’y ai passé la journée, une formidable journée ! Le programme était d’une telle richesse qu’il a été difficile de faire des choix, en particulier pour les conférences, nombreuses et toutes intéressantes. Certaines, prises d’assaut, nécessitaient une file d’attente et la chance de ne pas être au bout de la file. Ainsi, pour celles données par Michael Connelly ( invité d’honneur ), ou Arnaldur Indridasson, je n’ai pas pu y assister. Mais j’ai eu la chance d’écouter celle de Bertrand Tavernier, sur ses adaptations de romans policiers ( « Coup de torchon » d’après Jim Thompson, « L’horloger de St Paul », d’après Simenon » et le dernier en date  » Dans la brume électrique » d’après James Lee Burke). Quel homme et quelle vie ! La rencontre a duré une heure, mais on aurait aimé rester et écouter encore et encore…Une mémoire phénoménale, et quels souvenirs ! Les gens qu’il a côtoyé et sa façon d’en parler, son courage pour ne pas se laisser décourager malgré les difficultés…J’ai été particulièrement attentive à ce qu’il a raconté du tournage de « Dans la brume électrique ». J’ai trouvé ce film particulièrement beau, étrange, quelque chose d’envoûtant grâce à la lumière, à la bande-son, au choix d’acteurs magnifiques ( Tommy Lee Jones ! remarquable !) et grâce à sa connaissance de l’auteur. C’est grâce à ce film que j’ai découvert Burke, et lisant ce roman après avoir vu le film, j’ai compris le talent de Tavernier : ça aurait pu sembler inadaptable, et il y est arrivé à la perfection. Il a passé quelques temps en compagnie de l’auteur, qui l’a promené dans New Iberia et ses environs.

Enfin, ce fut un beau moment, à écouter un homme intelligent, ce qui , convenez-en, n’arrive pas tous les jours !

Autre grand moment pour moi, rencontre avec Craig Johnson, séance dédicace. Vous savez, si vous lisez le blog, tout le bien que je pense de cet écrivain arrivé du Wyoming, et son attitude lors de ces rencontres confirme ce que je pensais : un type qui écrit comme ça, et qui sait dire tant de choses avec finesse, sensibilité et humour, c’est forcément un type sympa…Et bien oui, c’est le mot juste, un type sympa ! La séance de dédicace prévue sur une plage d’une heure a duré beaucoup plus, parce que l’homme est bavard, amical, chaleureux et surtout, on sentait clairement son bonheur d’être là, au contact de ses lecteurs, avec un mot pour chacun, une franche poignée de main, son grand sourire sur son visage jovial, tandis qu’il vous posait son chapeau de cow-boy sur la tête, en éclatant de rire ! Un vrai type de la campagne, à la voix puissante, au rire franc et sonore, plein de sincérité…Et à son côté se trouvait sa traductrice, Sophie Aslanides, qui rentrait de 6 mois passés dans le ranch de Johnson. Elle a parlé avec beaucoup de ferveur de ces moments où elle a cru, au Busy Bee, le bar des romans, authentique, voir entrer le shérif Longmire et son compère Henry Standing Bear…J’ai trouvé juste de lui dire qu’elle avait fait un superbe travail de traduction car on ne dit jamais assez ce qu’on doit aux traducteurs; on a pu parler un bon moment, tout le monde écoutait, et ces échanges ont été pour moi une vraie joie.

Alors, bien sûr, j’ai pu saluer, voir ou apercevoir tous ces auteurs connus des lecteurs assidus de cette littérature : Maud Tabachnik, Paul Cleave, Philip Kerr, Didier Daeninck, John Connolly, Maxim Chattam, la liste est longue et d’une telle qualité…

Enfin, comme j’aime ça, je suis allée faire un petit tour sur l’enquête dédiée aux enfants, organisée par la maison d’édition « Grains de sel » : je me suis bien amusée ! Il s’agissait de trouver qui avait volé les 100 000 000 000 000 patates de Mr Potatoes, et, armés d’un carnets d’indices et d’un crayon, les petits détectives allaient de place en place. Des outils étaient mis à disposition ( plusieurs, afin qu’ils trouvent lequel utiliser ! ) pour procéder à l’élimination des suspects, jusqu’à trouver le coupable. C’était de la très grande qualité de conception : beau graphisme, humour, variété des  outils de déduction…

Comme j’ai trouvé que ça ne ressemblait à rien de connu dans l’édition pour les enfants, j’ai discuté avec la jeune femme chargée de cette activité et j’ai l’honneur et l’avantage de vous faire rencontrer : « Georges », petit-petit-petit-magazine, pas comme les autres ( et sans publicité, je précise ! )

      voir le lien dans la rubrique « Pour les enfants »

Vous l’avez compris, j’ai trouvé cet évènement passionnant. Alors, je précise que cela dure 3 jours ( vendredi, samedi et dimanche ) mais qu’il se passe plein de choses dans Lyon avant et après sur ce thème, dans les musées et les médiathèques en particulier, que pratiquement tout est gratuit, conférences, accès au salon et aux projections de films;  qu’à ce dont je vous ai parlé ici, vous pouvez ajouter :  une enquête dans la ville, la visite de l’Ecole de Police, des lectures publiques, du théâtre, des jeux de sociétés (avec »J’m’en fous, moi j’triche » ), des visites guidées sur des lieux de crimes célèbres à Lyon, etc…

Il semble que cette année les Quais du polar aient reçu 45 000 visiteurs, plus que l’an dernier; beau succès pour une littérature qui attire de nombreux publics, mais aussi grâce à une équipe d’organisateurs qui a su inviter les plus grands auteurs et grâce à 70 bénévoles venus porter main forte à cette belle manifestation.

Alors je vous invite à vous y rendre l’an prochain et en famille, car, lecteur ou pas d’ailleurs, tout le monde y trouve quelque chose d’intéressant.

A l’an prochain, aux Quais du polar !