Pause…

red-christmas-berries-67154_1280Ami(e)s blogueur(euse)s, suiveur(euse)s, lecteurs et trices, un petit mot pour vous dire que je m’absente quelques jours.

Ma fille revient après ses 5 mois au Québec, et je suis en train de lui préparer un retour de fête, un Noël pas catholique, des cadeaux païens à souhait, plein de péchés mignons, véniels et mortels ( parce qu’il n’y a que ça de bon ! ), le tout empaqueté de tendresse. Préparation, courses, cuisine, papier cadeau qui brille, rubans à faire friser, le sapin plein de rouge et blanc, avec des petits caribous en bois peint ( pour lui rappeler ce Canada qu’elle a aimé ) accrochés aux branches, des grelots qui tintent quand on passe tout près…

Un jour, elle chantera, ma fille, cette chanson-là…

Alors je vous souhaite un Noël aussi empli d’amour et de joie que celui qui m’attend et à très bientôt !

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Belle et intéressante rencontre avec Bruce Machart

Je l’attendais cette soirée ! Et pas déçue du déplacement, vraiment. Il faut remercier et saluer Jean-Marc Brunier pour ces parenthèses littéraires offertes aux lecteurs dans sa jolie librairie du Cadran Lunaire.
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Un plaisir n’allant jamais seul, j’étais avec mon amie Béatrice, grande amatrice comme moi de littérature américaine. Après un musardage dans les rayons, un très grand monsieur est entré en souriant, devancé par une jeune femme, la traductrice . Et nous nous somme retrouvés réunis pour écouter Bruce Machart répondre aux questions de J.M. Brunier, puis aux nôtres. Sur le pourquoi et le comment il écrit, la réponse claire et développée a été qu’en fait, rien n’est planifié; des personnages lui apparaissent, ne demandant qu’à vivre sous sa plume, avec la question : cet homme, tel qu’il est là, que fera-t-il s’il arrive tel évènement ? Et ainsi se noue l’histoire. Il a dit surtout que la nouvelle est sa passion première. En fait les textes du recueil « Des hommes en devenir » ont été écrits avant le roman, mais aux USA comme en France, le roman est plus vendeur, et il a dû proposer un début de roman pour que ses nouvelles soient publiées. Il a été question du Texas, de ses hommes durs, impassibles, des archaïsmes qui existent encore dans cet état quant à l’éducation des garçons, et du mal à s’en défaire. De nombreuses références à Faulkner, de l’humour, de la disponibilité, des réponses claires à des questions qui l’ont parfois surpris, comme celle posée sur le « tu » et le « vous », qui n’existent pas en anglais, et entraînent des choix de traduction en français qui ne sont pas anodins…Tout ça a été très intéressant, vivant, et bien sûr, suivi d’un bon verre.
SAM_4057Bruce Machart a accepté que je fasse une photo pour vous, tandis qu’il signe mon bouquin : « Alors ? C’est « tu » ou « vous » ? avec l’accent et en riant.
Ce grand monsieur ( à vue d’œil, je dirais pas loin des 2 mètres…)  nous a parlé de son travail aussi bien qu’il écrit, et il ne nous reste qu’à attendre d’autres livres de cette plume puissante et qui promet encore de très grandes heures de lecture.

Rentrée littéraire au Cadran Lunaire à Mâcon

cadranHier soir a eu lieu une fort sympathique rencontre à la librairie « Le Cadran Lunaire », à Mâcon. Salle comble pour écouter Jean-Marc Brunier, son épouse, mon ami Bruno, et quelques personnes qui avaient été conviées à lire quelques nouveautés. Chacun à tour de rôle nous a présenté des romans parus en ce mois de Septembre prolifique. Dans la bonne humeur et la convivialité ( l’apéritif avec un bon vin blanc du coin, c’est convivial, ça ! ), grand plaisir à entendre parler de livres parfois bien moins médiatisés que d’autres. Désespoir ( oui oui, c’est le mot ! ) en me disant, mais comment, COMMENT vais-je arriver à lire tout ça ???

Alors, comme il faut faire des choix, je vais vous dire ceux que je veux lire en priorité, et ceux dont il a été question ensuite, que je lirai si l’occasion se présente.

livrMa liste : « Deux comédiens » de Don Carpenter – « Et rien d’autre » de James Salter – « Retour à Little Wing » de Nickolas Butler – « Hérétiques » de Leonardo Padura – « Le fils » de Philipp Meyer –  « L’île du serment » de Peter May – « Les singuliers » de Anne Percin, « L’écrivain national » de Serge Joncour, « Nos disparus » de Tim Gautreaux, « Tristesse d ela terre » de Eric Vuillard. Bon, c’est déjà tout ça à rajouter à ma pile qui ne cesse de monter, prête à crever le plafond…

Sinon, ont été présentés : « Pas livpleurer » de Lydie Salvayre ( liste Goncourt ), « L’enfant des marges » de Franck Pavloff, « Price » de Steve Tesich ( suis en train de le lire ), « La décision » de Britta Böhler, « Viva » de Patrick Deville, « La condition pavillonnaire » de Sophie Divry, « L’affaire des vivants » de Christian Chavassieux , « Joseph » de Marie-Hélène Lafon, « Jusqu’ici et pas au-delà » de Joachim Meyerhoff, « La route sombre » de Ma Jian, « Autour du monde » de Laurent Mauvignier,  » L’île du point Nemo » de J.M. Blas de Roblès, « A l’orée de la nuit » de Charles Frazier, « Ces livresinstants-là » de Herbjørg Wassmo, « Un jeune homme prometteur » de Gautier Battistella, « L’été des noyés » de John Burnside, « Prières pour celle qui furent volées » de Jennifer Clément, « Le printemps du loup » de Andrea Molesini, « Les nombres » de Viktor Pelevine, « Orphelins de Dieu » de Marc Biancarelli, « La part des nuages » de Thomas Vinau et enfin « Photos volées » de Dominique Fabre.livre

Vous voyez que c’était conséquent ! Intéressant, parce que ces livres présentent un très large éventail d’écritures et de sujets. Vous pouvez regarder le site du Cadran Lunaire, qui va régaler ses fidèles avec des rencontres de premier choix. J’assisterai à celles avec Bruce Machart avec Anne Percin et Jean-Yves Loude, j’espère.

Je vous raconterai, bien sûr…

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Hildegarde de Bingen à l’Abbaye de Cluny

Cluny_Transept_exterior_mHier, très beau spectacle sur cette femme étonnante qu’était Hildegarde de Bingen. Chanteuse et comédienne très belle, pleine de vitalité, qui a incarné une Hildegarde d’une grande intelligence, accompagnée par un étonnant musicien. Se promenant avec le public dans l’abbaye de Cluny à la nuit tombante, dans la lumière d’été reflétée par les vieilles pierres, ses instruments de maintenant ou d’hier illustrent les chants et danses mystiques de la religieuse, à la façon des enluminures du XIIème siècle. On pense à l’Orient et aux soufis. Très impressionnée quand Irek Sztach intègre du chant diphonique à sa musique, ce chant pratiqué par les maîtres mongols ( un article sur ça ici ). Un enchantement d’un tout autre genre que celui du concert de Moriarty, c’est sûr, mais c’est ce qui fait le charme de la culture : sa diversité !

Découverte aussi de cette grande  abbaye de Cluny, où des fouilles constantes nous révèlent une merveille architecturale , puis le soir, traversée de de cette jolie petite ville bourguignonne, vivante et belle. Encore une belle soirée d’été…

A ceux du coin : dernière du spectacle le samedi 26 Juillet. Trois liens pour vous : hildegarde de bingen sur le spectacle , sur Hildegarde médecin et sur Cluny. On trouve toujours, éditées, les recettes de médecine de la nonne et plusieurs ouvrages qu’elle a rédigés.

Et comme ce sont les vacances pour beaucoup d’entre vous, un dernier site sur cette si belle région du Mâconnais, à visiter et à déguster à table et à la cave !

Hier au soir, festival Les Temps Chauds à Montrevel en Bresse

Hier au soir, sur la Plaine Tonique à Montrevel en Bresse, nous avons assisté à un concert exceptionnel. Dans un cadre bucolique à souhait, scène au bord de l’eau, survolée par les oiseaux, foule bariolée nonchalamment étalée sur l’herbe, chaleur et ciel qui passe du bleu pur à toutes les teintes du coucher, des musiciens nous ont enchanté .

Première partie avec un duo sino-judaïque, Yom et Wang-Li, qui nous a emmenés dans un univers nouveau à l’oreille, vous pouvez en savoir plus ici. Une découverte superbe, comme parfois les premières parties nous en offrent.

Le clou du spectacle : Moriarty et Christine Salem ! Deux voix d’exception, une bande de musiciens pleins de fougue, et de tous horizons : quel bonheur ! Virtuosité à mêler le maloya et le blues, créant un univers plein de poésie, ouvert sur le monde et sur l’autre, avec humour et bonne humeur, une connivence communicative. Il est rare de sentir tant de bonheur à jouer ensemble, à faire exploser les sons et les voix, un enchantement je vous dis !

 

Je vous propose une visite du très beau site du groupe Moriarty, sur lequel vous pourrez avoir un aperçu de son travail , basé principalement sur le blues du Mississipi, et sur celui de Christine Salem, chanteuse réunionnaise qui chante le maloya avec une voix à vous renverser…

 

Ce beau concert démontre, s’il en est besoin, que la culture et l’art, venus de tous horizons, parlent un langage universel qui réunit les peuples dans les mêmes aspirations à la beauté.

 

Un très beau moment dans ce festival qui vaut le détour ( il y a quelques années, j’avais écouté Rokia Traoré, dans le parc de Thoissey ! )