Bilan du Challenge : cinq photos, cinq histoires

Je remercie Evelyne de m’avoir conviée à vivre cette expérience . Car c’en est une.

Le plus difficile étant de rester dans les limites que l’on s’est imposées en devenant blogueuse et d’être sincère. Il y a une différence entre parler de ce qu’écrivent les autres, et écrire soi-même pour parler de soi. Parce que là, on parle forcément et directement de soi. Heureusement tout ça est sans prétention aucune, si ce n’est d’échanger avec les personnes les plus fidèles de nos blogs, de faire connaissance avec les autres à travers des moments et des lieux de notre vie. Mais c’est difficile, croyez-moi, parce que l’on se penche sur des points forts ancrés dans notre mémoire, et ça peut faire un peu mal. Mais formidable exercice d’échange et de partage. Vous pouvez lire la participation de l’ami Bernhard/Lorentz, vraiment belle, et j’espère celle de Marie Dhollande , une de mes plus anciennes « suiveuses ». Et peut-être d’autres ? A voir…En tous cas, je réalise plus que jamais comme écrire est impliquant, et puis que j’aurais pu vous parler aussi du Finistère, de la Haute-Loire, de Marseille…Je l’ai fait dans des articles de retour de vacances, je pourrais vous en parler autrement, MAIS, ce blog est dédié à mes lectures avant tout et ce genre d’exercice restera occasionnel. 

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Vue depuis le sommet du Mont Mézenc, encore un endroit dont j’aurais pu parler…

Plus que demain dimanche pour une exposition absolument magnifique !

IMG_1455Avant toute chose, je m’excuse auprès des artistes de la qualité des photos, je suis mal équipée, je n’ai pas pu éviter les prises électriques, ou les reflets des grandes fenêtres, ça ne rend pas grâce à leurs œuvres, mais ici tous les liens pour mes lecteurs pour visiter les sites de chacune et chacun.

Aujourd’hui, visite de cette exposition au Château d’Ars, un enchantement, tant pour le lieu que pour les artistes présents, à découvrir absolument. Je vous mets les liens vers leurs sites respectifs.
Pour la sculpture d’Estelle Reverchon, élégante et vivante, comme cette femme qui se perpétue dans son ombre.
Pour les extraordinaires aquarelles de Léon Sojac et les encres de Chine sublimes de Raphaëlle Gonin 
Pour les peintures sur bois d’Aurelle Richard à l’ambiance mélancolique et raffinée.
Pour les lumineux pastels de Jacques Perrodin, et une galerie de portraits exceptionnels
Et enfin les textes de Catherine de Guiran.

IMG_1431J’ai tout aimé, et trouvé une grande virtuosité en particulier dans les encres de Chine de Raphaëlle Gonin ( j’ai un faible pour le noir et blanc ), qui dialoguent tendrement avec les aquarelle de Léon Sojac, touchantes. Plein les yeux !
Allez-y demain si vous pouvez, un beau moment dans un décor exceptionnel.
On ne regrettera que la brièveté de l’exposition dans le temps, ça mériterait bien au moins une semaine de plus !

https://goo.gl/photos/Gt3EXtzvP1yGhTEL6

Promenade de printemps

En poésie, en images et en musique !

« Bonjour !

Comme un diable au fond de sa boîte,
le bourgeon s’est tenu caché…
mais dans sa prison trop étroite
il baille et voudrait respirer.

Il entend des chants, des bruits d’ailes,
il a soif de grand jour et d’air…
il voudrait savoir les nouvelles,
il fait craquer son corset vert.

Puis, d’un geste brusque, il déchire
son habit étroit et trop court
« enfin, se dit-il, je respire,
je vis, je suis libre… bonjour ! »

Paul GÉRALDY (1885-1983)

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Quais du Polar, suite et fin…

SAM_4090Samedi, journée chargée, pleine de bons moments malgré un petit bémol. Un constat général des très très nombreuses personnes présentes et fidèles à cet événement : il y a eu quelques « ratés » gênants, en particulier sur les lieux, les horaires des conférences et la capacité des salles. Ainsi, après une attente de près d’une demie-heure pour une conférence que j’attendais impatiemment (« Les héros de nos polars : bien sous tous rapports ? ») avec J.B. Pouy, Leonardo Padura et Ian Rankin, des tickets en main indiquant une place dans la salle…Eh bien refoulés à la porte de la belle salle aux grands lustres des anciennes archives ! Jauge de la capacité mal évaluée . Et ainsi ce sont environ 30 personnes qui ont fait demi-tour, un peu en rogne ! Nous nous sommes donc repliées vers la Chapelle de la Charité pour une rencontre avec Elizabeth Georges, Patricia McDonald, Barry Gornell, Saul Black et Pascal Dessaint sur le thème : le mal qui est en nous. Bon, eh bien c’était passionnant, comme toujours les conférences . Patricia McDonald, qui s’exprimait en français – précisant qu’elle avait bu du vin et que du coup son vocabulaire l’avait un peu quittée ! – a été assez amusante, mais c’est Pascal Dessaint qui m’a touchée, vraiment. Quant à Saul Black, encore inconnu pour moi, il m’a donné très envie de lire ce qu’il vient d’écrire; plutôt auteur jusqu’à présent de SF sous son vrai nom, Glenn Duncan, il vient d’écrire son 1er polar « Leçons d’un tueur » ( Presses de la Cité ) . Les conférences sont vraiment ce que je trouve le plus intéressant, mais il est difficile d’en voir beaucoup, et cette fois d’autant plus avec ces erreurs de « jauge » des salles, les erreurs sur les programmes, etc…Bon, on espère que tout rentrera dans l’ordre l’an prochain ! On sait, on imagine quelle énorme organisation tout ça représente et bien normal que ça accroche parfois. La bonne humeur a été  vraiment dominante.

Vu du ciel

Vu du ciel

Pour les dédicaces, une cohue impressionnante. Arrivés tôt le matin, 20 minutes d’attente pour Leonardo Padura, mais conversation très sympa avec d’autres lecteurs et un libraire jovial; malgré ça, le monsieur ne sera sans doute pas si souvent dans nos contrées, alors on attend avec le sourire; sans être une forcenée des dédicaces, je voulais saluer cet auteur que j’admire et aime depuis le premier livre lu. Un shake – hand à Ian Rankin , puis à l’incroyable Benjamin Whitmer, extrêmement souriant, comme éclairé de l’intérieur, lui qui écrit de façon si noire, si sombre ! Un sourire un peu carnassier, des yeux très bleus et pétillants de malice et je crois d’intelligence. Il a été la figure la plus marquante de ma journée, je ne sais pas vraiment pourquoi…Son livre « Pike » m’avait beaucoup remuée, j’en garde un souvenir très puissant, et d’imaginer tout ça passant par le cerveau de cet homme si souriant, c’est étrange. Parfois – en bons lecteurs que nous sommes, avec la tête pleine d’histoires – un visage entrevu quelques minutes, assorti au souvenir de la lecture, et l’auteur, là, présent avec ce sourire et cet air si heureux, devient un personnage de fiction. Je sais, ça s’appelle du fantasme ! logo-gallmeister-home (1)Décidément, Oliver Gallmeister est pour moi un éditeur qui fait un merveilleux travail et grâce à lui je vis de magnifiques moments de lecture. En fin d’après-midi, pour accéder au Palais du Commerce, il y avait une file interminable et on faisait entrer les gens au rythme des sorties, sécurité oblige . Alors, malgré les petits désagréments de ce succès immodéré, une chose est belle et réconfortante, un constat : beaucoup de monde lit, oui ! De tous âges et tous milieux . Et ça fait plaisir. Les organisateurs ont mis en ligne ces chiffres : 70 000 visiteurs, dont 10 000 pour l’enquête dans la ville, 100 auteurs de 23 nationalités et 30 000 livres vendus ! C’est pas du bonheur, ça?

A l'assaut !

A l’assaut !

La petite déception est là : ce qui devait être une rencontre entre blogueurs. J’aurais bien voulu être à la table ronde, à laquelle je n’ai pas pu assister ( informée le jeudi soir pour le vendredi ). Là, j’étais sûre d’un échange. Cette « rencontre » au café polar de l’Hôtel de Ville n’en a pas été une. Il s’est avéré que l’accueil était assuré par deux  représentantes – si je ne me trompe pas parce qu’elles ne se sont pas présentées à nous –  des éditions Presses de la Cité et Belfond. Elles se sont adressées à un bon groupe de blogueurs qui se connaissaient déjà et qu’elles avaient déjà rencontré, laissant les nouveaux venus un peu isolés. Bon, tout ça pour ça, ça ne valait pas le coup, si ce n’est une petite discussion avec une blogueuse dans la même situation que moi, qui écrit ICI, et un verre d’un très bon vin blanc pour l’apéro ! Par contre, le résultat de l’enquête menée conjointement par les QDP et l’Arald, ça, c’est intéressant et à lire là !

En résumé, mon regret est d’avoir loupé une conférence qui semblait passionnante et de ne pas avoir pu en écouter plus, MAIS un effroi joyeux et excité en voyant tout ce qu’il y a à découvrir encore, et un immense plaisir devant cette pléthore de libraires, d’écrivains et de lecteurs ! Une belle et riche manifestation .

Allez ! Quelques photos encore, ma petite, trop petite moisson noire ( mon porte – feuille a résisté, mais ça a été un combat de chaque minute ) et quelques aperçus de la foule, des files interminables, de Padura, Whitmer, Gallmeister au téléphone et Patricia McDonald qui clope sous les magnolias.

De nombreuses photos sur la page FB des Quais du Polar et sur celle des éditions Gallmeister

Mes meilleurs souvenirs engrangés de ces deux jours sur les Quais : une journée de soleil et d’amitié avec Béa et Véro / Kali. Une autre avec mon mari et : une conférence passionnante, plein de livres dans ma besace, la colère et l’humanité de Pascal Dessaint, la poignée de main de Leonardo Padura, le sourire éclatant et inquiétant de Benjamin Whitmer, arme de séduction massive.

A l’année prochaine ! 

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Quais du polar 2015, quelques images

quais-du-polar-2015-affiche-231129Vendredi, formidable journée…Trains qui fonctionnent, beau temps, et amitié. Avec Béatrice escapade lyonnaise, rencontre avec notre bonne fée Kali ( si heureuse de la voir et de l’entendre, même pour deux petites heures ! ), et puis en route pour les Quais du Polar…Journée tranquille : tour de la grande librairie du Palais du Commerce, avec déjà le tournis devant tant de livres à lire, à noter…Comme toujours, constat que le visuel de cette manifestation est impeccable et beau. On traîne un peu sur les balcons, à regarder les auteurs de BD faire leurs dédicaces extraordinaires. Tiens, on croise Debré, mais on s’en fout ! On préfère bavarder un peu avec les libraires. Peu de dédicaces, je dois attendre le samedi pour aller saluer les deux ou trois à qui je veux dire mon admiration ; repas tranquille avec Béa, arrosé d’un Viognier bien frais.

unnamed (7) Il fait beau, les magnolias sont en fleurs…Le va et vient des fumeurs sur les marches du Palais du Commerce, parfois un visage connu. On profite et puis, amusons-nous ! Enquête Grains de sel pour les enfants…Bon, eh bien, on s’en est bien sorties et avons gagné notre tampon d’admission dans la police ! Etonnant, non ? Je ne vous dis pas qui est le coupable. Puis expo interactive, munies de tablettes, nous trouvons qui a tué Lemaure; très amusante animation, et ben oui, disons le: le grand chef de la PJ nous a dit que pour des bleues, on s’en sortait bien ! Petit tour sur les stands des bouquinistes et disquaires dans le hall de l’Hôtel de Ville…

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 La suite plus tard, ceci n’est que la mise en bouche…