J’ai cherché désespérément une chanson suisse…mais bon, on fera sans, je n’ai pas trouvé; mais oui, je pars donc pour une grosse semaine en Suisse, où je vais retrouver mon fils et où j’espère voir mon amie Martine ! Visites prévues de quelques villes, mais surtout la montagne, les lacs, les paysages. Par ailleurs la Suisse a des maisons d’éditions de très haute qualité, comme les éditions Zoe, les éditions de l’Aire, que je vous conseille vivement si vous ne les connaissez pas. Il y en a d’autres. Je penserai à vous dans la fraîcheur de ce petit pays, en sirotant un verre de blanc bien frais (sans fromage, j’aime pas ça ) et en regardant le soleil se coucher sur le Léman du côté de Montreux. Je vous embrasse et à bientôt !
Allez ! J’ai trouvé Les orties…
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« Le King et le prophète » – Héloïse Guay de Bellissen – édition Rivages
Si on me demandait de résumer Elvis Presley, ce serait le mot fusion qui me viendrait immédiatement. Fusion avec la musique, l’expérience scénique et le corps. Fusion aussi avec le monde, avec l’image, celle qui deviendrait reine avec lui. Il a été, avec Marilyn Monroe, le personnage célèbre le plus photographié au monde. Fusion encore, avec un livre, Le Prophète de Khalil Gibran. »
Quand j’ai commencé cette lecture, j’étais perplexe quant au fait qu’elle puisse me plaire, mais aussi curieuse, alors j’y suis allée. Je suis entrée dans cette histoire de dingue – je crois qu’on peut le dire – en écoutant la voix du frère jumeau mort né; je suis entrée dans la vie de cet homme dont j’ai découvert les pans cachés. Et pourtant, il a été vu, entendu, photographié. Mais qui mieux qu’un frère peut ainsi parler de son double?
Voici donc Elvis Presley que je découvre lecteur de Khalil Gibran – que j’ai lu moi-même plusieurs fois – et autant dire que ça m’a épatée. Il semblerait que la star ratissait les librairies pour acheter plein d’exemplaires, que les lisant, il les annotait, puis les offrait en quantité. Alors ça, je vous le dis tout net, ça m’a laissée pantoise. Comme quoi, les préjugés, on les oublie ! On n’imaginerait jamais Elvis, avec sa banane, sa gomina, ses tenues à paillettes et son célèbre déhanché, lecteur de ce poète philosophe. Eh bien si. C’est donc le gros élément de surprise qui a rendu la lecture impossible à lâcher tant que je ne suis pas arrivée au bout.
« Vous êtes une machine à émeutes, à miracles et à rêves, le premier homme sur terre à avoir marché sur la gloire et à l’avoir dépassée. Si tout ça vous arrive, alors c’est que vous êtes Elvis Presley. »
Le portrait de cet homme et de sa vie me l’ont rendu très attachant, grâce à la narration faite par la voix de ce frère mort-né, ironique, moqueur, parfois en colère, mais tellement aimant. La lecture a été souvent bouleversante. Je salue là le talent de cette autrice que je découvre, merci !
Par étapes, de la toute jeunesse, puis à l’armée, puis à la scène, puis sillonnant les librairies, Elvis sort ici de son image publique, et redevient un homme, aimant, plutôt tendre avec sa famille, sa mère surtout, puis Priscilla, son épouse, jamais méchant ou pédant, on rencontre un homme en fait fragile et soumis à une pression énorme. On le suit et il grossit, il prend des médicaments, il grossit, et il transpire, et il prend des pilules et du poids encore. Ces changements physiques sont attristants, la transformation du beau gosse néanmoins ne l’empêche de rien. Il poursuit sa route de la gloire sans jamais renier ni ses origines, ni son sens de l’humanité.
Je n’en dis pas plus, j’ai lu ce roman avec curiosité, d’une traite, avec beaucoup d’émotion, souvent, et avec surtout beaucoup de plaisir. Bravo à l’autrice, qui nomme à la fin du livre les personnes qui l’ont épaulée dans ses recherches sur Elvis. Je la remercie pour ce beau moment de lecture, un peu comme une parenthèse face à cet homme, en écoutant son frère qui des limbes lui parle. Émue et bluffée . Un beau coup de cœur !
« Le baiser de la Demoiselle, histoire d’une femme décapitée » Kate Foster, éditions Phébus, traduit de l’anglais (Ecosse) par Christel Gaillard-Paris
Prison de la Toolbooth, Edimbourg, Octobre 1679
« Vous êtes condamnée à la décapitation. Que Dieu ait pitié de votre âme. Préparez-vous en priant.
Entre le tribunal et la prison, les paroles du shérif, aussi pieuses que les cloches de la cathédrale Saint-Gilles, continuent de résonner. Six grands constables du comté me traînent à travers la place, bâton au poing – juste au cas où. Je suis dangereuse, affirment les libelles affichés sur les murs. »
Sous cette couverture bien attirante, se tient une lecture assez …je cherche l’adjectif le plus approprié…noire? grinçante? Je ne sais pas, mais en tous cas, cette plongée dans l’Écosse du XVIIème siècle s’avère prenante, violente, glauque et pour moi, révoltante aussi.
Voici l’histoire d’une jeune femme de bonne famille qui va être séduite par son oncle. Cet homme est une « machine de guerre » concernant la séduction de femmes, quelles qu’elles soient, nobles ou servantes, ladies ou putains, il est insatiable, violent, et personnellement je le trouve odieux et lâche. Lâche parce qu’il use et abuse de son pouvoir de maître avec les femmes en position de faiblesse de classe, et de son charme avec les autres, la principale étant celle qui mourra sous le « baiser de la Demoiselle », à savoir, la lame de la guillottine .
Ceci étant dit, la lady en question va se laisser séduire par son oncle donc. Elle est mariée, mais son époux voyage beaucoup et a peu – pas – de goût pour les jeux sexuels. C’est un homme austère et froid. Quand l’oncle, qui, lui, n’est jamais rassasié, va la mettre dans ses bras, puis dans ses draps – encore que le lit ne soit pas sa piste de jeux favorite, notre jeune épousée frustrée va découvrir le plaisir, la jouissance, ne va pas s’en remettre et sera insatiable, au point de perdre toute pudeur, toute la décence que son rang devrait lui indiquer. Mais fi des protocoles, elle se moque de sa tante, de son époux et perd tout contrôle quand l’oncle la frôle. Je ne vous dis là que peu de choses, parce que de nombreux personnages traversent cette histoire, et le rythme est vif. Des femmes, l’amant – l’oncle – , l’époux souvent absent, et puis ces filles de joie qui prennent ce qu’elles peuvent à la vie. Mais le triste sort de la petite Ginger, celui de Violet, par exemple me touchent plus que celui de Lady Christian.
Le roman ne s’en tient pas à cela, il est aussi une charge assez féroce contre cette classe sociale « noble ». En effet, si l’oncle est bien heureux de lutiner – voire plus – sa nièce, il fait appel aussi à des femmes « de petite vertu » , il violente les servantes, de pauvres filles, souvent venues du bordel, soumises à l’autorité du maître qui a ses favorites, Violet en particulier. Violette vient du bordel de Mrs Fiddes, fréquenté par le lord Forrester. On peut dire que l’autrice sait vraiment rendre l’ambiance de ce lieu, « l’esprit » qui y règne – une mère maquerelle à poigne mais qui se montre parfois un peu protectrice, enfin, bon, une posture ambigüe, autres temps, autres mœurs n’est-ce pas…Violette raconte son enfance, le moment où les curés la lâchent financièrement:
« On m’a dit qu’il était temps de trouver un travail et un logement.
J’ai arpenté Édimbourg dans tous les sens. Je jetais des coups d’œil aux vitrines des orfèvres et aux chapeaux à plumes dans les Luckenbooths. Je regardais les dames et les messieurs ouvrir leurs bourses bien remplies de pièces. Et j’comprenais pas comment Dieu avait pu créer un monde où il y avait des riches et des pauvres, ce qui m’a toujours paru injuste. J’ai essayé de trouver du travail auprès des vendeurs de rues, car j’étais douée pour attirer le chaland et surveiller les voleurs, mais personne a voulu de moi. Il s’est avéré que j’me trompais de marchandise; j’avais autre chose à vendre. »
Violette est ma préférée, qui sera finalement quelque peu vengée des violences et humiliations subies. Violette est une véritable héroïne face à Lady Christian, enfant gâtée par la vie. Vous croiserez dans ce livre plusieurs de ces prostituées exploitées chez Mrs Fiddes et j’espère ne pas être la seule à aimer Violette. Je ne vous parle que de ces quelques personnages, mais vous verrez que d’autres figures passent dans cette histoire qui a tout pour bien attraper lectrices et lecteurs.
Tout ça pour dire, donc, que ce roman mêle l’étude de mœurs, l’étude historique et sociale d’un monde où règne l’impunité des puissants et la survie des misérables, un livre à charge de ces mêmes puissants selon mon point de vue. Peut-être aimerez-vous Lady Christian, peut-être pas, peut-être ressentirez-vous de la compassion pour les femmes du bordel de Mrs Fiddes, ou pas. En tous cas, ce roman est bien un regard porté sur les femmes de cet endroit en ce temps, les inégalités et les fatalités, le désir et la violence. En lisant vous verrez que je n’ai pas tout dit. J’ai passé un bon moment, un livre facile à lire et prenant si ce n’est que cette histoire est inspirée d’un fait authentique ( je ne vous dis rien de rien de la fin ). Les notes de l’autrice sont très intéressantes et éclairent bien le roman.
Un lien vers un article intitulé : Fornication et classes sociales en Ecosse, passionnant!
https://www.persee.fr/doc/ranam_0557-6989_1978_num_11_1_1028
« Sur les routes – Un étrange voyage de Chicago à Alamogordo » -Catherine Mavrikakis, éditions Héliotrope
« À celles qui sont nées par hasard
Encore sur les routes?
En 2006 paraît le roman The Road qui connaît vite un succès énorme aux
États – Unis et dans le monde. Je le lis dans la joie. Sa lecture me rend contre toute attente très heureuse. La version apocalyptique du monde de Cormac McCarthy, qui signe là une dystopie où tous les chemins réels et fictifs vers l’avenir ont disparu, me ravit. Nous en avons, me dis-je, enfin terminé avec l’imaginaire américain de la route et du progrès. Enfin! McCarthy met un point final à l’exaltation que l’on connaît en Amérique du Nord dès qu’il s’agit de sillonner le territoire. Ouf ! »
Ce petit récit ( pour moi récit plus qu’essai ) a été un très bon moment de lecture, presque trop court tant l’écriture de Catherine Mavrikakis est agréable, aisée, pertinente, sachant varier les intonations et les nuances avec beaucoup de finesse et souvent avec une pointe d’humour décalé.
Que dire sur ces 121 pages si intéressantes à lire, si actuelles, et puis surtout jamais ennuyeuses, ni trop ceci ou pas assez cela; non, jamais, ça se lit tout seul et avec un intérêt grandissant. L’autrice évite très bien les écueils de ce genre de texte, à savoir le ton dramatique, l’emphase, mais au contraire elle instille une « dérision » tragicomique, puis passe à un sérieux évident. Car le sujet est sérieux, bien sûr. Écrit en 2024 lors d’un voyage d’Est en Ouest aux USA, Catherine Mavrikakis dépeint Sa route avec quelques descriptions de lieux, de personnes rencontrées. Sa route, face à celles si prestigieuses de Kerouac, London, McCarthy…Sa route à elle, contemporaine et non romanesque, sa route sur laquelle je l’ai accompagnée et trouvé le voyage trop vite fini. Parce que j’ai beaucoup aimé tout ce que dit ici cette autrice.
Ainsi comme le serveur d’un restaurant de Memphis, Tennessee, chapitre marquant, au moment où a lieu « l’attentat » contre D. Trump, qui n’y laissera qu’un bout d’oreille. Ce chapitre est mon préféré. Extrait, quand Lee, le serveur, se présente à la table pour la commande:
« Lee paraît agité.
« Apparemment, tient-il à chuchoter, quelqu’un aurait essayé d’assassiner Donald Trump en Pennsylvanie durant un rassemblement politique. On l’a raté. De peu… » Lee nous a glissé ces quelques phrases rapidement. Sans attendre notre réaction, il est déjà passé à la table à notre droite, qui réunit huit personnes pour un anniversaire quelconque et bruyant.[…] Lee avait simplement besoin de dire à quelqu’un ce qui le préoccupait, et il faut croire qu’il nous a choisis, nous qui venons d’ailleurs, pour partager ses émotions, peut-être contradictoires, peut-être inavouables. Avec nous, il ne risque rien. Il n’a pas à décider s’il doit s’indigner pour un attentat politique ou vouloir, comme il l’a peut-être déjà fait, la mort de Trump. Nous sommes des gens de Montréal…du Nord, de très loin, et nous lui avons paru être des « libéraux ». Il suffit d’observer un peu nos vêtements, pourtant peu remarquables, pour comprendre comment nous votons. »
Portrait touchant et incisif d’une Amérique où le peuple est à la peine, qu’il soit blanc ou de couleur, les uns dressés contre les autres; le petit monde se fait avoir, quoi qu’il en soit. Ce sont peu de pages, mais d’une densité, d’une finesse, d’une pertinence rares. Se lancer sur cette route après tous les grands noms qui s’y sont collés, c’est vraiment chouette et fait de si belle façon, d’autant que peu de femmes s’y sont risquées – je ne vois que Valentine Imhof qui, à sa façon unique, a remis sur les routes américaines tout un tas de personnages dans son roman « Le blues des phalènes », faisant ainsi suite aux plus grands -, bref.
J’ai adoré ce petit livre, pas une seconde d’ennui; le trajet de l’autrice, tant géographique qu’anthropologique est un bonheur de lecture, c’est fin et très intelligent, très éclairant aussi sur ce pays-continent qui n’a pas fini de nous sidérer. Ce pays qui nous a fait rêver à travers son cinéma et sa littérature, nous plaque au sol durement en un retour à sa réalité actuelle, du moment, sidérant.
Merci, merci beaucoup à Catherine Mavrikakis pour ce merveilleux petit récit. Chapitre de fin, Alamogordo et un constat:
« Alamogordo, la ville au gros peuplier, continuera de me hanter. La beauté désertique qui l’enchâsse et son retrait de la civilisation en font un lieu propice à devenir le dépotoir pour des consoles vidéo, un endroit rêvé d’essais de missile et de bombe qui tuent les êtres humains du coin ou d’ailleurs, et le lieu d’une bataille pas gagnée pour la réparation des fautes gouvernementales et scientifiques du passé.
Je me demanderai longtemps comment j’ai pu être aussi naïve, en visitant le parc de White Sands. J’ai mis du temps à voir l’horreur que cache la beauté du monde. Je n’avais pas compris que le gros peuplier qu’est Alamogordo cache une forêt de douleurs.
Je m’en voudrai longtemps de ne pas avoir pu déchiffrer les signes d’un immense désespoir dans la ville et le comté. À Alamogordo, je retournerai en toute connaissance de cause.
Sans me laisser éblouir par le sable blanc.
Un mirage peut-être… »
Magnifique et bouleversant petit récit.
« Le hameau de personne » – Jérôme MEIZOZ éditions Zoe
« Tout ce que vous entassez hors de votre cœur est perdu. »
Jean Giono.
« Fracasse
– Imagine les plus beaux jours de septembre, les arbres encore verts, la chaleur humide, la lumière déclinante, provocante, qui te fiche le cafard d’un coup.
C’est Javerne qui m’a raconté ça une fois qu’on s’est croisés en ville. »
Avec cette citation en exergue et les quelques mots du tout début du roman, vous rencontrez déjà deux des principaux personnages de ce livre étrange qui se déroule dans un hameau perdu dans les montagnes. Là vivent aussi Emaney, une femme qui a tout plaqué, mari et enfants pour s’installer dans un chalet où elle crée des vêtements assez particuliers. Emaney crée et vend ses robes originales et pour ça elle utilise les réseaux sociaux. Fracasse le poète, amoureux d’elle, finit par la retrouver et s’installe dans le hameau. Quant à Javerne, il vit ici en marginal pacifique, et puis enfin il y a Maïko, dont on se demande d’où elle vient et ce qu’elle fait là. Fracasse, quant à lui, sait bien raconter les histoires, il a la verve, le nerf…il recherche Rosalba, la déesse de sa vie, disparue il ne sait où.
« Grande gigue mal assurée, poulain instable, statue aux très longs cils, Rosalba rend les mecs nerveux ou sentimentaux, ce qui revient au même. Proie des hommes sans rien y comprendre, je redis ton nom Rosalba, mais il s’effiloche et je n’ai plus de toi qu’une image floue.
Tes beaux pieds écrasent l’herbe d’une autre prairie.
Personne ne connait ta personne. »
Ainsi ce petit livre inhabituel met en scène des personnages au caractère tracé à grands traits, puis définis plus finement, les uns après les autres, ce qui fait d’eux des sujets un peu mystérieux, compliqués à comprendre. Bref, l’auteur nous installe dans un huis clos au sommet, avec ces êtres quand même marginaux, tous. J’ai décidé après avoir lu cette histoire de ne rien dire de plus. Pourquoi? Parce qu’arrivée à la page 129, je lis la lettre de Fracasse à Emaney, et arrive la TROISIÈME PARTIE…Et là…eh bien je ne peux rien dire; mais ça rend ce livre absolument étonnant, ça m’a bien fait sourire aussi, et puis ça a éclairé les choses un peu mystérieuses et difficiles à interpréter des pages précédentes. Une précision donc : évitez de lire la quatrième de couverture. Ce serait un peu trop en savoir avant de lire cette drôle d’histoire.
Alors vous pouvez aller rencontrer la créative Emaney et ses réseaux sociaux, voir Fracasse se languir d’amour pour elle, croiser Javerne le marginal et la silencieuse et discrète Maïko, là haut dans ces montagnes enneigées. L’ensemble donne un livre intelligent, parlant au fond de la solitude et des artifices dont on croit qu’ils nous en sortiront. Lettre de Fracasse, l’amoureux éconduit et moqué, à Emaney:
« À une styliste
Comme la chenille, Rosalba s’est métamorphosée. Envolée.
Je m’adresse donc à l’Emaney des réseaux, celle qui taille, celle sui coud, qui pique, coache, édicte et proclame, traînant après elle tous les cœurs.
Celle qui vit des regards d’autrui comme la plante d’eau fraîche. Qui s’est donné une vie véritablement créatrice.
Tu es demeurée étrangère à mes regards, Emaney, tu m’ignores plus encore que celle sui t’a précédée, cette Rosalba niée, effacée, humiliée. Si par extraordinaire tu as remarqué ma présence, aussitôt j’ai fait l’objet de tes railleries. Dans la compagnie d’hommes frustes, tu as médit de moi. L’amour courtois, tu en ignores jusqu’à l’existence. Or sache, belle indifférente, que c’est parce que celui que tu considères comme un imbécile a fait de toi l’héroïne d’un récit qu’on commence à parler de toi et que tu vivras. »
J’ai été mitigée sur les deux premières parties, je ne voyais pas trop où allait cette histoire et Emaney m’a beaucoup agacée, puis à la fin, vous savez, c’est comme on se dit parfois: « Ah mais c’est donc ça!!! ». Intéressant . Et j’ai beaucoup aimé Javerne. Original, avec un ton bien choisi, une lecture intrigante.











