Vacances !

Bonjour à toutes et tous,

Je m’absente de ce dimanche, jusqu’au samedi 26. Mon prochain post paraîtra le 22, donc ne vous étonnez pas si je ne réponds pas à vos éventuels commentaires, je le ferai à mon retour.

Je vous dis juste que le petit livre dont il sera question est un petit bijou, un condensé de bonheur, en tous cas il l’a été pour moi.

À bientôt !

Ma Foire du Livre de Brive : des livres, bien sûr, des idées aussi , des amis et la nature corrézienne en automne.

img_0153 Retour de la belle Corrèze du sud, chatoyante, chaleureuse, très belle toujours.

Séjour organisé autour de la Foire du Livre de Brive à laquelle je ne m’étais jamais rendue, une manifestation intéressante, pas seulement axée sur la littérature adulte et jeunesse, mais aussi sur d’autres genres ( politique, reportage, autobiographies, etc…)

img_0368Antonin Varenne, Olivier Norek, Peter May, et Jim Fergus, Daniel Pennac qui a parlé de « ses Italie(s) » en compagnie de Antonio Moresco (« Les incendiés » / Verdier qu’il m’a donné envie de lire) et l’essayiste Fabio Gambaro, collaborateur au Monde des Livres, Yasmina Khadra et Jim Fergus nous ont parlé de l’Amérique ( comme il doit être effondré à présent, Jim Fergus … ) et aussi une conférence bouleversante sur l’exil : Eux, c’est nous, avec le serbe Velibor Colic ( « Manuel d’exil : comment réussir son exil en trente-cinq leçons » / Gallimard ), Emma-Jane Kirby, ( « L’opticien de Lampedusa »/Equateurs ) et Omar Youssef Souleimane, jeune poète syrien ( « Loin de Damas »/ Le temps des Cerises ). 

Impressions : Il s’agit d’une FOIRE du LIVRE, il est question de commerce et de livres, pas seulement de littérature. J’ai donc aperçu Raymond Poulidor, Jérôme Kerviel, Alain Juppé ( enfin, son crâne, plein de gardes du corps autour ), Michèle Cotta, Frédéric Mitterand, Flavie Flament ( ah ah ah ! ), Christine Ockrent , le chapeau d’Amélie Nothomb ( qui très manifestement adore cette foire, les gens, les lecteurs…Très sympathique, vraiment ); 350 auteurs au total, plus de 100 000 visiteurs, et un chiffre des ventes de l’ordre de 700 000 € !

Du jeune, du vieux, du bougon et du souriant dans le public, Christian Signol qui doit avoir une tendinite au poignet, Jean Teulé avec qui j’ai blagué sur « Comme une respiration » et son humour noir, la reine Elizabeth ( Georges ), mais aussi ceux dont j’ai parlé précédemment, le serbe était absolument formidable et drôle, mais émouvant aussi ( « En arrivant en France, j’avais 3 mots dans ma valise : Jean – Paul – Sartre. » ), je lirai son manuel d’exil ( on ne sait jamais, si je devais fuir au printemps prochain…), certains sortaient à cause du sujet, exil et réfugiés,( c’est plus facile ainsi, ça évite de se remettre en question ), beaucoup de comportements d’une impolitesse crasse dans le public ( et souvent venant d’un public dit « éduqué » qui pour le coup se croit tout permis ), mais la gentillesse d’Antonin Varenne ( j’ai énormément aimé parler avec lui , un homme vraiment charmant et intéressant  ), le sourire d’Olivier Norek, le plaisir de Jim Fergus ( qui vit dans l’Aveyron et a dit qu’il avait honte de son pays dans lequel il se sent étranger ), la verve de Yasmina Khadra, l’enthousiasme de Daniel Pennac et son sourire rayonnant, la carrure de Peter May, les stands de littérature jeunesse qui m’ont rendue nostalgique du temps où j’achetais des albums magnifiques à mes enfants, il y a tant de belles choses pour les petits ! Un regret, j’ai loupé Jonathan Coe. Enfin rigolade avec le type de la sécurité qui ressemblait à Père Blaise dans Kaamelott ! Une heure de queue pour rentrer, une heure pour choper un sandwich, et une bonne demie-heure pour arriver aux toilettes.

Après quelques achats nous avons marché dans Brive La Gaillarde, sympathique, et filé ensuite dans la nature toute de velours flamboyant dans la lumière rasante de l’automne, des villages vides de monde, Collonges la Rouge, écarlate et en sommeil, Curemonte, juste le facteur et une vieille dame, mais plein de belles limousines rousses et paisibles, le lac du Causse, apaisant, lui.

Appuyez sur « pause »

Comme vous le constatez, je suis au point mort cet été. D’une part, comme je vous l’ai déjà dit, des obligations familiales accaparantes et pas forcément plaisantes me prennent du temps. Ma capacité à lire en est affectée, donc je fais mes fonds de bibliothèques, avec des livres courts et faciles. Bientôt un petit tour en Écosse avec Rebus. Mais j’espère bien vous retrouver en Septembre avec de bien belles choses en cours.

En attendant, une petite chanson ?

Vacances

livreLes vacances d’été sont là, bien installées. Je ne suis pas partie, mais me trouve très absorbée par des obligations familiales, et mon temps de lecture s’en trouve considérablement réduit et perturbé. Je lis deux livres en même temps, un que j’aime beaucoup, l’autre moins. Une chronique je pense seulement en fin de semaine, mais pas avant. J’ai parlé il y a un moment déjà de la pression que se met le blogueur face à ses lecteurs, et la vie se charge de nous ramener tous à une réalité : le temps file, on doit faire des choix, et là je n’ai pas le temps d’écrire, en tous cas correctement. Donc mon rythme d’un article par semaine sera un peu altéré. Mais je suis toujours avec vous par la pensée, et je vous souhaite de bonnes vacances à tous, de belles lectures et du soleil et du bon temps !

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Lisbonne, des poètes, des rêves, de l’humour

 

Découverte au Castelo de São Jorge de cette poétesse : Sophia de Mello Breyner

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« Je dis:

« Lisbonne »
Quand je traverse – venant du Sud – le fleuve
Et la ville où j’arrive s’ouvre comme si elle naissait
Long scintillement de bleu et de fleuve
Corps amoncelé de collines –
Je la vois mieux parce que je la dis
Tout se montre mieux parce que je dis
Tout montre mieux son être et sa carence
Parce que je dis
Lisbonne avec son nom d’être et de non-être
Ses méandres d’insomnie de surprise et de ferraille
Son éclat secret de chose de théâtre
Son sourire complice de masque et d’intrigue
Pendant qu’à l’Occident la vaste mer se dilate
Lisbonne oscillante comme une grande barque
Lisbonne cruellement construite le long de sa propre absence
Je dis le nom de la ville
– je dis pour voir. »

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Lisbonne est une ville de poètes, du grand Camões des « Lusiades » à Fernando Pessoa avec son « Livre de l’intranquillité » et tous ceux qu’on ne connaît pas ( assez ), Lisbonne est une ville de grands écrivains depuis fort longtemps ( cet article en parle très bien). On y voit au milieu de la foule de la terrasse du café A Brasileira, Pessoa attablé, un peu plus loin sur la place, c’est Camões et sur les quais du Tage, la Fondation José Saramago, prix Nobel de littérature. Et puis la poésie sur les murs, des textes sans signature, des oiseaux qui montent au ciel ou qui conversent, des papillons que crie la bouche d’une fillette, sans parler de cette gironde chanteuse de fado et des hommages à la révolution .

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Enfin, bien que je ne vous aie pas parlé de Belem, si beau et riche culturellement, ni du grand quartier moderne du Parque das Nações ( Parc des Nations construit pour l’Exposition universelle en 1998) que j’ai beaucoup aimé, vous avez compris je pense que cette ville m’a enthousiasmée, m’a touchée profondément, pas juste pour son immense richesse culturelle de tous âges, et pas seulement dans ses vieilles pierres, mais pour tout ce qui se dégage d’humanité et de gentillesse chez les habitants de ses quartiers, pour ses anachronismes, ses petits commerces étonnants, ses toits rouges et ses murs où tous les pastels côtoient le blanc immaculé et les belles façades carrelées de céramiques, dans le parfum des orangers en fleurs. Je vous mets juste encore quelques photos de petites choses amusantes, étonnantes, poétiques…J’aime Lisbonne.

https://goo.gl/photos/hKiVVtu5WGmfET1f7