« Wallace » – Colin Niel – éditions du Rouergue

Wallace par Niel« Beaucoup n’auraient rien vu. Beaucoup auraient foulé cet humus-là sans marquer la moindre pause, pressés de retrouver la ville avant que n’arrive  la nuit. Mais pas Tiburce qui, fusil en bandoulière et machette en main droite, s’accroupit au-dessus des feuilles, et lit le sol brun comme un registre éphémère, un ouvrage où dans une écriture d’avant l’écriture seraient consignés les plus récents mouvements des faunes. Tiburce, il dirait que c’est un truc que toutes les choses vivantes ont en commun, le fait de semer des signes, de léguer des traces à qui saura les déchiffrer. »

J’ai lu d’une traite, d’une seule, ce roman à la fois fascinant, inquiétant aussi et impossible à lâcher. Sans doute dois-je dire qu’il faut avoir lu le précédent, « Darwyne », pour comprendre cette histoire, une suite en quelque sorte, dans laquelle vient se glisser le petit Wallace.

« C’est de ma faute si tu es triste comme ça. Je suis désolé, tu sais…

-Mais non. Pas du tout.

-D’accord. Alors c’est à cause de la fille qui est morte, c’est ça?

Elle soupire, les doigts dans sa tignasse.

-C’est ça, oui…Mais oublie cette histoire, hein. Je n’aurais jamais dû t’en parler.

Wallace grimace: Maman lui a déjà dit qu’il était trop jeune pour entendre ce gent=re de choses, mais lui, il se trouve assez grand pour comprendre. Bientôt dix ans, ce n’est pas rien. Si elle lui a raconté, c’est parce qu’il a beaucoup insisté, paraît-il, demandé vingt fois Pourquoi tu fais cette tête , Maman? Il attire sa joue vers lui, y dépose un baiser qu’elle lui rend juste après. Un baiser plein de cet amour qu’elle a pour lui, de cet amour à l’infini, de cet amour grand comme l’Amazonie toute entière, elle a tellement de façons de lui dire qu’elle l’aime, Maman. « 

Mathurine travaille pour la protection de l’enfance, vous vous en souvenez si vous avez lu le premier roman dans lequel elle rencontre l’étrange Darwyne, ce gosse négligé par une mère volage et peu intéressée par sa progéniture. Un enfant à la fois attachant et inquiétant, qui dans ce second roman devient bien plus inquiétant qu’autre chose. Mais j’ai été pourtant assez sidérée par sa connaissance de la forêt. Il en est en fait un élément à part entière, il connaît chaque creux, chaque plante, chaque créature, chaque bruit et son origine. Comme s’il en était un peu le maître. Dans ce second « épisode », va resurgir la fascination qu’exercent Darwyne et la forêt sur Mathurine.

Elle a un fils, Wallace, 9 ans, un gentil gamin qui adore sa mère;  elle l’élève seule et il a déjà beaucoup de maturité. Wallace pourtant ne correspond pas aux attentes de sa mère, qui voudrait d’un enfant qui comme elle aime la forêt, alors que le gamin ne jure que par son jeu vidéo, Fortnite. 

Darwyne va resurgir un jour et va exercer son pouvoir d’attraction sur la jeune femme. Alors Mathurine va le suivre sans penser à rien d’autre, à peine si l’image de Wallace l’effleure. Prise par un envoûtement total, ce sera une véritable dérive – enfin à mon sens – puisque Mathurine va suivre l’étrange créature et s’enfoncer avec elle toujours plus loin dans l’inquiétante et captivante forêt. Elle va se plonger avec lui dans l’inconnu, laissant seul Wallace à la maison. 

« Il y a des moments où elle et Darwyne se séparent un peu. Lorsqu’au cours de leur odyssée il file et disparaît dans le sous-bois, ou bien se hisse en haut des cimes et qu’alors elle devine sa trajectoire aux mouvements dans les feuilles. La nuit, aussi, quand tirée de ses rêves par le cri rauque d’un ibijau ou par la chute d’un arbre dans les bois alentour, elle se réveille et se découvre seule, et imagine alors Darwyne en train de s’affairer dans le secteur, d’explorer elle ne sait quel recoin, d’imiter elle ne sait quelle espèce nocturne, chuintant, pépiant, trillant. Mais de ces absences elle ne s’inquiète pas, non, au contraire elle aime le savoir autonome, elle aime savoir qu’il se sent bien ici. Elle aime savoir qu’il ne craint pas ce que craindrait tout autre enfant. Et dans ces moments-là, elle pense: il est incroyable. »

Et puis il y a Tiburce, le père d’une adolescente décédée alors qu’elle était placée en famille d’accueil. Tiburce qui dit avoir vu d’étranges choses en forêt. Tiburce qui lit les traces, et qui parle du Taskilili, un enfant qui n’en est pas vraiment un, qui a les pieds à l’envers, et ça lui sert à perdre les gens en forêt…

Je ne vais pas en dire plus. On pourrait parler d’enfant et de sortilèges, de la peur et de la fascination que peut exercer la nature « sauvage », et sans doute se demander qui est vraiment Darwyne. Reste Wallace, un enfant « ordinaire » qui livré à lui-même ne dira rien, et attendra le retour de sa mère. Et j’ai beaucoup de compassion pour ce gosse. Un dernier extrait qui parle de Wallace; il part rechercher sa mère et ces mots disent bien cet amour infini du gamin pour elle, son chagrin aussi de ne pas être tout à fait comme elle le souhaiterait, et je trouve ça très très triste:

« Sous la pluie, la forêt prend des allures de caverne monumentale, où pour toucher l’humus l’eau emprunte mille détours, comme glissée dans les failles d’un granit fracturé. Lorsque l’averse observe des pauses dans le ciel invisible, on le devine au grondement qui tout là-haut faiblit, mais dans le sous-bois les gouttes continuent de s’abattre en bombes à eau imprévisibles, tombées des feuilles basculées sous le poids, échappées des cavités en trop-plein naturels. La nuit passée sans accalmie durable, l’humidité a gagné la bataille, plus rien n’échappe à la mouillure, plus aucun tronc, plus aucun sol. Et au matin, quand le jour est revenu timide, il a fait froid.

Habits trempés, Wallace frissonne. Des rivières sur le crâne, entre les berges de ses tresse effilochées. […]

Maman, elle ne voudrait pas que tu aies peur de la forêt. Elle voudrait un garçon aventureux et dégourdi, pas un premier de la classe qui ne s’intéresse qu’à sa console et qui ne veut jamais sortir de la maison.

Mais surtout, Wallace se dit:

Tu n’as pas peur parce que tu es tout aussi courageux que son Darwyne.

Et à cette dernière pensée, il serre les poings. 

Et accélère le pas, plus déterminé encore. »

Sérieusement et pour parler clair, cette histoire est flippante. On retient souvent son souffle en s’enfonçant dans une nature inconnue, mystérieuse, fantasmagorique, où clairement l’être humain n’a pas sa place. Sauf peut-être Darwyne. Qui lui, me fait drôlement peur et dont je ne suis pas certaine qu’il soit humain.  Sans omettre de parler aussi de ces enfants abandonnés et des problèmes de société que ça évoque, voici une histoire pour moi sombre, triste et effrayante.

Frissons de tous genres garantis, belle écriture comme toujours avec Colin Niel. J’ai lu peu de livres qui m’ont filé la chair de poule comme celui-ci…

Un peu de … musique?

Et donc…

Comme vous avez pu le constater, je me suis mélangé les pinceaux dans mon calendrier, et je m’en excuse ( merci Sandrine ). Je vais d’ailleurs profiter de cette bourde pour partir un peu en vacances, je dois en avoir besoin je suppose, jusqu’à août et ses sorties, nombreuses.

Une pause me semble utile. Je vais juste lire, programmer des articles sans me bousculer.

Août sera bien chargé, et septembre  sans doute avec son nouveau lot de « livres de la rentrée »…

Bonne journée !

« Somnambule » – Dan Chaon, éditions Albin Michel « Terres d’Amérique », traduit par Hélène Fournier

Somnambule par Chaon« Trois fois

La première fois que ça arrive, on est en octobre, et je traverse l’Utah dans mon camping- car avec ce jeune philippin qui s’appelle Liandro. On se passe et repasse un joint au-dessus de la tête de Flip, le chien, qui dort entre nous, mais on ne parle pas vraiment. Liandro est vexé car il a les chevilles menottées.

J’étais passé le prendre au chef Cheng, un restaurant chinois d’Elko, Nevada, et je lui avais expliqué que je faisais ça dans les règles de l’art, que je n’avais rien contre lui personnellement. Je lui avais demandé de s’asseoir sur le siège passager, de retirer ses chaussures et ses chaussettes, et je lui avais passé les menottes.

« Mec, avait-il dit en pliant les orteils. C’est franchement inutile.

-Je sais bien. »

Ma dernière lecture de cet auteur inclassable fut « Une douce lueur de malveillance », et je retrouve ici l’incroyable talent qui m’avait fait frémir alors.

Dan Chaon a une plume très personnelle, une prose qui oscille entre l’ironie, la tendresse, et une brutalité terrible planquée sous des airs de rien. L’écriture fascine, hypnotise même, on entre dans le cerveau quand même assez dérangé de Will et on quitte notre sol pour entrer dans ce voyage durant lequel on ne sait pas trop ce qui va arriver, c’est une dérive entre délire du LSD et réalité de la route. La brutalité, c’est celle du personnage principal, Will Bear, envers lui-même, envers les autres, brutalité noyée dans des vapeurs de défonce, dans un désespoir profond, une sorte de quête métaphysique de lui-même, de son histoire et essentiellement dans l’histoire de sa potentielle nombreuse descendance. Seul Flip le chien, l’ami, celui de confiance qui jamais ne trahit, Flip fidèle compagnon, est l’objet de toutes les attentions de Will. Ci-dessous, un passage que j’aime particulièrement:

« Il faut s’interroger sur les colons des Grandes Plaines. Ces Blancs qui, jadis, ont tué les Indiens et revendiqué cette terre sans jamais en démordre; qui ont abandonné à leurs enfants et petits-enfants ce legs de poussière. Un ensemble de baraques en bois avec, à l’arrière, des jardins envahis d’amarantes, de carcasses d’autos, de balançoires abandonnées, d’arbres assoiffés et rabougris. Le génocide en valait-il la peine?

Voilà ce que je me dis et puis je me ressaisis. J’exagère un peu quand même. Le service client de l’aire de repos de Campo est excellent. Il y a, à la caisse,  une adolescente au visage rond, très polie, et qui sourit gentiment à mes compliments. Un manager chauve, accablé de soucis, est penché sur son ordinateur portable. Qui suis-je, après tout, pour prendre ces gens de haut, même s’ils sont les descendants d’assassins?

Tout compte fait, nous sommes tous, assurément, des descendants d’assassins, vous ne croyez pas? Sinon, nous ne serions sans doute pas là. »

Will a été un grand donneur de sperme et se lance dans une course recherche de sa descendance, chemin chaotique qui le mènera à Cammie. Qu’il ne verra ni ne rencontrera physiquement jamais. Cammie sera une voix sur internet, au téléphone, et dans un drone à la fin de la course. Cammie aux mille visages va rester pour la lectrice que je suis une supposition, dirais-je, peut-être juste une hallucination vocale du héros, ou bien elle existe vraiment? La 4ème de couverture semble dire que oui, elle existe, c’est elle qui appelle un jour Will. Mais est-elle réelle? En tous cas, une chose est sûre et indéniable, Dan Chaon, par le biais de Will, pose les questions essentielles sur le monde, sur l’environnement, sur notre finitude avec celle de notre planète.

« Je ne sais pas trop ce qui tombe du ciel. peut-être des détritus emportés par le typhon en provenance du Nord-Ouest, au large de la côte, ou encore de la  cendre en provenance du mont Silverthrone au Canada.[…]. Ça va être le moment pour l’humanité de rendre des comptes, j’en suis sûr, et pourtant même chez ceux d’entre nous qui acceptent l’inéluctabilité de la mortalité massive chez l’homme, il reste un espoir prudent; On attend de voir comment l’Armageddon va se dérouler, guettant tout ce qui pourrait faire qu’il tourne à notre avantage. Même dans le pire des cas, il y a des chances qu’au moins certains des nôtres se battent suffisamment longtemps pour devenir des créatures capables de s’adapter à tout nouvel environnement. Je ne suis pas biologiste de l’évolution, mais j’ai foi en la ténacité de notre espèce.

Je baisse la tête et continue de conduire, penché sur le volant pour voir le mieux possible à travers la traînée de vase translucide laissée par les essuie-glaces. Je ne dois pas dépasser les quinze kilomètres à l’heure, mais je suis bien déterminé à arriver à destination. »

Voilà la force de ce roman que je trouve inclassable. J’aime cette dérive dystopique dans le van de Will à travers les USA, avec malgré tout un attachement à ce personnage plein d’ambigüités, parfois touchant, parfois repoussant. Le talent à mettre le lecteur, la lectrice en position délicate par ces ambigüités, la complexité à tenter de cerner Will et son univers. Je ne juge pas utile d’en dire plus, mais il y a là de belles pistes de réflexions sur notre monde, et sans aucun doute de la philosophie. Il est question de famille, de solitude, d’abandon . Bien évidemment que je ne dis qu’une infime partie de ce qui remplit ce roman très unique où on croise aussi Ward, Patches, Experanza, Tim Ribbons et d’autres. Ce livre est un voyage dans plusieurs dimensions, j’ai adoré cette lecture, y compris pour ses difficultés (d’ailleurs je crois que je vais le lire sans contrainte de temps une seconde fois ). Excellente lecture, tout un monde à explorer par cet auteur inclassable. Les mots de la fin:

« Les gens sont fous, voilà ce que je veux dire. Du moins, la plupart d’entre eux. Il est tellement plus facile de tuer que de connaître le tourment de l’empathie, et jusqu’au bout nous ne pourrons pas nous empêcher de nous diviser en tribus, même quand nous ne serons plus qu’une poignée. Même le jour du Jugement dernier, nous calculerons nos profits et nos pertes et penserons gaiement à ce que nous accumulerons le lendemain.

Las, comme on disait autrefois. Comme le monde serait heureux si nous tous, l’humanité entière, pouvions nous réveiller complètement amnésiques sur une île déserte. »

Coup de cœur !

Une chanson

« Dans l’œil de la vengeance » – Nathalie Gauthereau, Rouergue Noir

« Prologue

« Prologue

18 septembre 2020

La peur lui ordonnait de courir sans s’arrêter, mais sa respiration heurtée l’en empêchait.  Il stoppa sa course après avoir jeté un regard en arrière. Il n’avait besoin que d’une minute, pas davantage. Ensuite, il repartirait. Plus vite, cette fois. Beaucoup plus vite. Sa vie en dépendait. »

Ce prologue entame l’histoire d’une vengeance, mûrie de longue date, mûrie jusqu’à la pourriture. Je ne sais pas trop comment parler de ce roman qui selon moi tient par deux personnages, l’homme qui veut assouvir sa vengeance, surnommé le Borgne, et Kofi. Qui est Kofi? Kofi est un jeune homme venu du Sénégal et qui passe ses journée à vélo dans les rues de Lyon, les yeux rivés sur son téléphone en attente de livraisons à faire. Kofi est de loin mon personnage préféré parce qu’il va se trouver pris dans cette sordide histoire. Et finalement c’est ça qui va le tirer, de manière indirecte, de sa pauvre existence. Mais Kofi est de ces « esclaves modernes », il a souvent faim, lui qui amène aux gens de la nourriture à leur porte contre quatre sous.

Les personnages principaux, eux, sont 4 hommes et des avocates et avocats. Louise en particulier, jeune femme malheureuse après que sa compagne l’ait abandonnée. Pour dire franchement, ce volet ne m’a pas passionnée. On assiste à des scènes de chagrin, de jalousie, de soif de « vengeance », bref, ce volet du roman ne m’a pas captivée et n’est pas d’un intérêt majeur pour le cœur de l’histoire. Heureusement il y a l’homme à la paupière tombée, et il y a Kofi. 

Le petit monde des cabinets d’avocats lyonnais, de jeunes avocats qui fument des pétards entre deux clients, est plutôt bien dépeint, avec de la sympathie. Ici ils sont jeunes, vivants, à la cool, quoi. 

Bien plus intéressante cette histoire de vengeance, la vengeance d’un homme humilié et qui a juré de faire payer à ses soi-disant amis de jeunesse leur réussite et son échec. Aux funérailles de Gasparo, il observe:

« La gamine se cala derrière le pupitre et fit glisser son masque sous son menton. Elle portait des rails de chemin de fer sur les dents, c’était vraiment moche. Son frère, lui, restait en retrait, dans les jupes de son aînée. Une vraie mauviette. La merdeuse racontait que son père lu avait transmis de vraies valeurs, comme le respect et l’amour des autres. Putain, c’était des conneries tout ça! Alain Gasparo était une ordure, il lui avait gâché la vie et méritait de mourir. Peut-être qu’il en toucherait deux mots à la gamine si l’occasion se présentait. Il détestait les mensonges. »

Et puis je reviens à Kofi qui attire ici toute la sympathie. Cet exploité qui reste honnête, qui peine pour envoyer quatre sous à sa famille, se privant de tout, Kofi et son intégrité qui parviendra à s’en sortir en aidant les avocats chargés de retrouver le Borgne. Kofi qui a vu mourir sur le bateau qui l’amena en France tant de ses compagnons de misère, Kofi est tout de suite celui qu’on aime.

« Aux heures des repas, les livreurs formaient de petits groupes devant le tacos, le kebab, la nouvelle saladerie ou le vendeur de sushis. Dès que leurs commandes s’affichaient sur leur boîtier, ils se dispersaient dans les rues comme une nuée d’étourneaux dans le ciel. La police ne pouvait pas tous les contrôler. Depuis la crise du Covid, le recours aux livraisons à domicile avait explosé et les livreurs étaient de plus en plus nombreux. mais si un sans -papiers comme Kofi se faisait attraper en train de griller un feu, un stop, ou de rouler sur un trottoir, c’était pour lui la garantie de retour au pays. C’est ce qui était arrivé à l’ancien colocataire de son ami Cheikhou. […]

Kofi ne pouvait pas rentrer au Sénégal. Même si Dakar lui manquait et qu’il voulait revoir sa mère, sa fiancée et ses amis, il ne pouvait pas retourner là-bas. Pas avant d’avoir réussi sa vie en France. Son père s’était endetté pour son voyage, ce n’était pas un don mais un prêt. Il le lui rappelait en toutes occasions, réclamant son dû avec intérêts. Kofi n’avait donc pas d’autre choix que de rester en France te de travailler pour aider sa famille au pays. »

J’ai bavardé aux QDP avec Nathalie Gauthereau, charmante personne. Je ne peux pas dire que j’ai adoré ce roman, mais c’est facile et agréable à lire, les personnages sont bien dessinés et en particulier Kofi dont on perçoit qu’il est peut-être bien le personnage préféré de l’autrice elle-même. Traités avec finesse la notion de vengeance et l’exploitation de pauvres gens. De bonne facture.