Une association comme on les aime : Nourse.

teddy-bears-11285_640La semaine dernière, j’ai fait une formation d’une journée pour apprendre à… utiliser ? …exploiter… , faire vivre?…oui, faire vivre un tapis de lecture, formation proposée par la BDP dans le cadre de Graines de Lecteurs. J’ai donc eu le plaisir de rencontrer Béatrice Jullien, médiatrice du livre à la BDP et chargée de Graines de lecteurs , des camarades des biblothèques de Mogneneins et Montmerle ( où se déroulait la formation ), ainsi que des éducatrices de jeunes enfants et puéricultrices de Jassans, Viriat et Replonges.

Sans oublier Nelly Bérard, formatrice de l’Association Nourse. C’est cette association qui  fabrique, à la demande, et pièce à pièce, les tapis de lecture que nous pouvons emprunter à la BDP. Cathy Chatelet nous en avait présenté un, intitulé « Dans mon jardin », lors de notre réunion de territoire dont le thème était l’animation.

Je ne vous expliquerai pas ici ce qu’est un tapis de lecture, je préfère vous envoyer vers le site de Nourse. Car, non contentes de fabriquer ces merveilleux tapis d’où l’on peut faire jaillir mille histoires, les personnes de cette association proposent aussi des spectacles de clowns et autres bonheurs d’enfants.

http://www.nourse.fr

Quel plaisir ce fut d’écouter Nelly parler des petits, des livres et de leurs auteurs que nous devons respecter, les uns et les autres. Cette rencontre a été d’une richesse incroyable. Très intéressant de rencontrer des gens qui travaillent avec la petite enfance, parce que bien sûr, nous n’envisageons pas l’enfant et le livre sous le même angle, et partager ne pouvait que nous enrichir. Et enfin, j’ai compris l’usage de ce tapis qui me semblait d’un abord difficile, en tous cas si je voulais en faire quelque chose de beau et de captivant. Croyez-moi, ce n’était pas évident. Nous avons travaillé par groupes de deux ou trois et tenté de retrouver la fraîcheur de nos deux ans !!! ( bon, c’est sûr, c’est pas gagné gagné, hein ! ) et entonné des comptines qui ressurgissaient comme si on les avait chantées tous les jours !

lapin

Je remercie Nelly pour la discussion du matin, durant laquelle elle a dit des choses essentielles sur le besoin de lecture du petit, son besoin de beauté, son besoin d’imaginaire…Toutes choses que je défends, vous le savez si vous lisez ce blog, avec véhémence et acharnement.

A lire sur le site des éditions Gallimard

Daniel Pennac, docteur honoris causa de l’université de Bologne…

A lire, les mots de cet homme qui est pour moi un modèle et un guide dans ce que je tente de faire passer de et par la lecture, à la bibliothèque, avec les enfants, et autour de moi au quotidien

http://www.gallimard.fr/Footer/Ressources/Entretiens-et-documents/Document-Daniel-Pennac-docteur-honoris-causa

lecteur

Mario Ramos est mort…

ramos 5 Parce que je ne saurai pas faire ou dire mieux qu’eux, suivez ces liens pour lire les hommages rendus à  un auteur incontournable de la littérature jeunesse http://www.ecoledesloisirs.fr/mario-ramos.php

http://lsj.hautetfort.com/archive/2012/12/18/mario-ramos-n-est-plus.html

http://www.lexpress.fr/culture/livre/l-auteur-illustrateur-de-livres-jeunesse-mario-ramos-est-mort_1201017.html

Nous avons de nombreux livres de Mario Ramos, qui ont toujours du succès; drôles, intelligents, imaginatifs… Tous ceux qui aiment les livres pour enfants sont tristes…

ramos2ramos3ramos4Et son site à lui…

http://www.marioramos.be/index.php?c=a&lg=f

images

Découvrez « Calvin et Hobbes » de Bill Watterson, et retombez en enfance ! Editions Hors Collection

Calvin a 6 ans et une intelligence aussi aigüe que son imagination est fertile. Son meilleur ami est Hobbes, un tigre. Qui lui fait la conversation et partage ses aventures, ses rêveries et ses jeux, ses chagrins,  ses interrogations et ses fous rires. Mais il ne parle qu’à lui ; la maman de Calvin  jette Hobbes dans la machine à laver sans ménagements et les adultes ne voient en lui qu’un animal en peluche.

Bill Watterson a créé dans cette série d’albums un personnage qui ravit autant ( plus ?) les grands que les petits. D’ailleurs de nombreux adultes empruntent ces livres dans notre bibliothèque…On souhaiterait plus encore. J’aime –  que dis-je ! – j’adore cette bande-dessinée. Tout y est intelligent et le graphisme tonique, au trait nerveux et expressif, rend désopilant le comique des situations créées par l’auteur. Certaines images de Calvin devant son assiette sont si drôles ! Quant aux dialogues…

Par ironie, les noms des deux personnages sont les noms de deux penseurs aux philosophies radicalement différentes : le théologien Jean Calvin et le matérialiste Thomas Hobbes. Ne nous étonnons donc pas des répliques si bien formulées par ce gamin déluré !

Allez ! Rien que pour vous, petit florilège :

« L’enfance est courte. La maturité infinie. »

« J’ai renoncé aux devoirs. Ils sont mauvais pour l’amourpropre. Au lieu d’essayer d’apprendre, je préfère m’aimer tel que je suis.  »

« Ce qu’il y a de drôle dans le sport, c’est de se salir.  »

« On dirait qu’une fois que les gens ont grandi, ils ne savent plus ce qui est cool.  »

« La preuve la plus certaine que la vie intelligente existe ailleurs dans l’univers est qu’aucun d’eux n’a essayé de nous contacter.  »

Calvin- » Papa, raconte-moi une histoire !
Papa – Je travaille Calvin. Je t’en lirai une demain.
Calvin – JE NE DORMIRAI PAS SANS HISTOIRE !
Papa – Il était une fois un petit garçon nommé Calvin qui n’en faisait qu’à sa tête. Un jour, son papa en eut assez et l’enferma dans la cave pour le restant de ses jours. Dès lors, tout le monde vécut heureux. Fin.
Calvin – Je déteste ces histoires avec morale. »

« Il existe un rapport inverse entre ce qui est « bon pour vous » et le plaisir que vous en tirez. »

« Les seules choses que j’ai la patience d’apprendre, ce sont les trucs complètement inutiles dans la vie… »

« Les déceptions de la vie sont plus dures à affronter quand on ne connaît pas de jurons! »

« Tu crois que les adultes auront remis le monde en état quand ils nous le passeront ? »

En savoir plus sur Bill Watterson sur le site Babelio ( lien « littérature et lecture ) et titres de la série complète

« Adieu, monde cruel ! »-« En avant, tête de thon ! »

« On est fait comme des rats ! »-« Debout, tas de nouilles ! »

« Fini de rire ! »-« Allez, on se tire « !

« Que fait la police ? »-« Elle est pas belle, la vie ? »

« On n’arrête pas le progrès ! »-« Tous aux abris ! »

« Chou bi dou wouah ! »-« Quelque chose bave sous le lit ! »

« Enfin seuls ! »-« Va jouer dans le mixer ! »

« Complètement surbookés ! »-« Faites place à Hyperman ! »

« La flemme du dimanche soir »-« Gare au psychopathe à rayures ! »

« Que de misère humaine ! »-« Il y a des trésors partout ! »

« Je suis trop génial ! »-« Le monde est magique ! »

« Y a des jours comme ça ! »-« Cette fois, c’est fini ! »

Le travail des enfants

“Travail mauvais qui prend l’âge tendre en sa serre, Qui produit l’argent en créant la misère, Qui se sert d’un enfant ainsi que d’un outil.”

Ainsi Victor Hugo dépeint-il le triste quotidien d’un grand nombre d’enfants au XIXe siècle, s’inscrivant dans un vaste mouvement de dénonciation d’une réalité cruelle. À ce poème il serait pourtant intéressant d’opposer les déclarations du président de la Chambre de commerce de Saint-Étienne, Faure, en mars 1873 : “Le travail est une dure loi , mais c’est une loi inévitable et il est impossible d’enlever, dans de trop grandes proportions, aux pères de famille, les ressources qu’ils sont le plus souvent obligés de demander au travail de leurs enfants. Dans une question d’éducation, il convient de ne pas oublier que le travail est aussi moralisateur!” Car là réside toute l’ambiguïté : si cette réalité est condamnable, ses origines anciennes et la place qu’elle occupe dans la société, ralentissent la mise en place d’une législation.

Article 32 de la Convention internationale des droits de l’enfant ( 1989 ) :


« 
1. Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social.
2. Les États parties prennent des mesures législatives. administratives, sociales et éducatives pour assurer l’application du présent article. À cette fin, et compte tenu des dispositions pertinentes des autres instruments internationaux, les États parties, en particulier:
a) Fixent un âge minimum ou des âges minimums d’admission à l’emploi ;
b) Prévoient une réglementation appropriée des horaires de travail et des conditions d’emploi ;
c) Prévoient des peines ou autres sanctions appropriées pour assurer l’application effective du présent article. »

Lewis Wickles Hine, né en 1874 dans le Wisconsin, devient sociologue par ses études aux universités de Chicago et New York. Il commence une carrière de photographe en 1904 en photographiant les immigrants de Ellis Island ( port de New York ). En 1908, il travaille pour le National Child Labour Committee et 10 ans durant, photographie le travail des enfants, aidant à lutter contre ces pratiques.

A ses débuts, son approche de la photographie est purement sociologique. C’est pour lui un outil pour « montrer des choses qui doivent être corrigées ». Il fut un des premiers à utiliser la photographie comme outil documentaire.

Et plus de photos

http://www.historyplace.com/unitedstates/childlabor/

et l’histoire de l’un de ces enfants ( in english )

http://www.morningsonmaplestreet.com/henryhigginbotham1.html

Et aussi]

http://www.droitsenfant.org/travail-des-enfants/