« Dry bones » – Craig Johnson – Gallmeister/AMERICANA, traduit par Sophie Aslanides

« Elle avait près de trente ans quand elle avait été 

tuée.

Cette grande fille aimait bien faire la bringue avec les garçons dans les abreuvoirs du coin, ce qui bien entendu avait donné naissance à beaucoup d’enfants illégitimes; cependant aux dires de tous, elle était une mère célibataire fort acceptable, tout à fait capable de s’occuper de sa progéniture, et d’elle-même. Mais une nuit, une bande avait du l’attaquer; venus en nombre, ils étaient tous plus jeunes, et peut-être du même sang qu’elle. Une fois qu’ils lui eurent brisé une jambe et l’eurent mise à terre, ce fut la fin.

Il n’y eut pas de funérailles. ils la tuèrent et abandonnèrent son corps là, à côté de l’eau, où les sédiments de la rivière disparue s’entassèrent sur elle, couche après couche, l’écrasèrent, la compactèrent jusqu’à ce que ses os s’érodent et soient remplacés par des minéraux.

C’était comme si elle s’était transformée en pierre juste pour échapper à l’oubli. »

Et c’est le retour de mon shérif préféré pour une nouvelle aventure, dans laquelle j’ai eu le plaisir de retrouver tout le petit monde du comté d’Absaroka, les Bighorn Mountains et l’inévitable mauvais temps, le vent, la pluie torrentielle… Pour moi, cet opus n’est pas le meilleur de la série ( dans les années précédentes, c’est clairement « Tous les démons sont ici » qui m’avait le plus impressionnée ); mais quant à l’écriture, quant au goût du détail, au sens de l’humour, on retrouve un Craig Johnson en grande forme, qui choisit de nous embarquer dans une histoire de grands dinosaures par un temps de chien. Et j’y ai pris beaucoup de plaisir, ce fut un moment de détente appréciable.

La jeune « fille » fossilisée retrouvée dans ces premières phrases est en fait un énorme T-rex.  Le gigantesque squelette est sur les terres de Danny Lone Elk, qui sera retrouvé mort sur son ranch peu de temps après la mise au jour du dinosaure par la jeune Jennifer Watt. Elle fait ici « une des plus grandes découvertes paléontologiques des temps modernes » et le monstre sera prénommé Jen en son honneur.

« L’immense créature était recroquevillée sur elle-même, avec l’énorme bassin au centre, et la longue queue qui montait et s’enroulait par-dessus le dos. Il y avait quelques autres ossements, un grand fémur et des vertèbres, dispersés un peu plus loin. Je ne pus m’empêcher d’aller jusqu’à la corniche où Jen avait surpris Jennifer. C’était comme si la vieille dame s’était recroquevillée en position fœtale. On avait du mal à imaginer ce qui pouvait tuer la reine incontestée de son temps, avec ses sept tonnes, mais la vie avait un don, peut-être même à cette époque-là, pour nous apprendre l’humilité. »

On apprend ici que le Wyoming est le berceau de nombreux dinosaures et autres bestioles en « aure ». On comprend vite qu’il y aura conflit entre le musée local, qui veut garder cette extraordinaire découverte pour l’attrait que ça donnerait à l’endroit, et de richissimes amateurs, ou musées plus prestigieux situés dans de grandes villes. Et puis le squelette est en territoire cheyenne et sur un terrain privé, ça ne simplifie pas les choses. D’autant que le propriétaire vient semble-t-il d’être assassiné.

Et puis, Walt a des visions et des rêves qui s’en approchent, des conversations dans lesquelles apparaissent des réminiscences des livres précédents, de la course avec Virgil par exemple…De l’intérêt d’avoir tout lu !

« Je me trouvais au sommet de la crête à côté d’un homme qui me tournait le dos, un homme grand, large, avec des cheveux argentés jusqu’à la taille. Malgré le froid, il était ne bras de chemise et il chantait – un chant cheyenne .

La nuit était claire, de ces nuits qui gèlent l’air à l’intérieur des poumons quand il n’y  arien entre la peau du visage et le froid scintillant de ces piqûres d’épingle dans les ténèbres infinies, la traînée d’étoiles formant la Voie suspendue qui dessinait un arc jusqu’au Camp des morts.

L’homme avait cessé de chanter et se mit à parler du bout des lèvres. C’était une voix que j’avais déjà entendue, même si je ne parvenais pas à l’identifier. Je m’entendis l’interpeller: « Virgil? »

Je vous laisse découvrir en lisant l’aventure – enquête périlleuse que va commencer Walt Longmire en compagnie de Henry l’Ours et du vieil Adrian . Longmire est fragilisé, on le ressentira au cours de cette course sous la pluie et dans la boue car sa famille vient d’être affectée douloureusement.

Henry Standing Bear, la Nation Cheyenne, ami solide et fidèle; alors que Walt est en difficulté sous l’orage, dans la boue, il vient de voir Vic disparaître sans comprendre comment et tente de se sauver ainsi que son chien:

« Sans attendre, j’attrapai le chien et le soulevai. La main le saisit par le collier pendant que l’autre enfouissait ses doigts vigoureux dans l’épaisse fourrure du dos de l’animal, et lui aussi disparut avec un petit cri.

Une nouvelle chute de pierres. Je baissai la tête et vis tout à coup l’eau se jeter sur mes jambes. Je me dis que je ferais mieux de tenter une sortie par un des côtés. Je commençai à partir en pataugeant vers ma gauche lorsque la main réapparut. Je ris. Soulever une femme de soixante-dix  kilos en était une autre, mais moi, ça n’avait rien à voir. Les doigts se replièrent et je me dis, et puis zut, si le fantôme de Danny Lone Elk pensait être assez fort pour revenir du Camp des morts et me sauver de la noyade, je n’allais certainement pas me mettre à discuter.

Levant un bras, je sentis les doigts puissants s’accrocher aux miens comme des câbles, et, incroyable, mes pieds se soulevèrent de terre comme si j’étais hissé par le treuil d’un hélicoptère Sikorsky.

Je tendis mon autre bras en le plaquant contre la paroi et la main enserra mon biceps comme un piège à ours et me hissa dans les airs. La pluie se déversait partout autour de nous. Un éclair embrasa le ciel à nouveau, une gerbe d’étincelles éclairant le sourire parfait et éclatant au milieu du visage sombre et voilé de Henry Standing Bear. »

 

Entre le meurtre de Danny Lone Elk et le combat qui se prépare pour le squelette mis aux enchères, la tâche de Walt ne sera pas aisée. Il y aura de nombreux suspects, une histoire d’amoureux en fuite, et vers la fin, une annonce qui pourrait bien générer des choses intéressantes dans les prochains romans…Bien sûr comme toujours l’éclaircie arrive à la fin, dans une ambiance amicale au Red Pony Bar and Grill, alors que les enchères de la vente de Jen suivies en direct font battre les cœurs. J’ai souvent souri, été touchée aussi par la vie familiale contrariée de Walt, Cady et sa petite Lola, et avec talent Craig Johnson sait parler de vies atteintes et de personnes qui se relèvent, parce qu’il y a les amitiés solides, l’amour, la tolérance, même si Walt entend bien, parfois se défouler un peu:

« Je m’apprêtai à rejoindre les autres, mais la partie la moins recommandable de ma nature l’emporta soudain et je m’arrêtai. Je pris une profonde inspiration et expulsai l’air en prononçant les mots suivants.

-Normalement, je ne fais pas ce genre de choses, mais je suis vraiment fatigué et je viens de passer trois jours difficiles.

Y mettant toutes mes forces, je me retournai et lui assénai un coup de poing fracassant qui le toucha à l’endroit idéal du menton et l’envoya valser en arrière. Il s’envola les quatre fers en l’air à un bon mètre du bord et s’écrasa dans l’eau du réservoir comme une grenade sous-marine.

Je regagnai mon pick-up et en passant à côté des autres, je fis ma dernière déclaration sur l’affaire:

-Vous pouvez le sortir de là ou le laisser en pâture aux tortues, je m’en fiche complètement. »

Chacun au fil du livre y va de son « Sauvez Jen », le T-Rex est devenu la cause locale du moment.

J’aime toujours, et tout autant que Walt, Vic la dure à cuire qui me régale de ses conversations fleuries.

« -Et si je te disais qu’il n’était pas de toi?

C’est un fait avéré que la Terre tourne à environ 1673 km par heure, mais parfois le monde s’arrête, tout simplement, pôles magnétiques ou pas. Et on arrête le monde rien qu’avec le poids de sa propre gravité dans ces moments de grande solitude.

-Quoi?

Elle sourit, du genre de sourire que les chats réservent à leurs jeux avec les souris, et ne bougea pas pendant ce qui me parut une éternité. Elle baissa la tête et passa les doigts dan son épaisse chevelure. Sa voix rebondit sur le crâne de la femelle préhistorique de soixante-sept millions d’années.

-Je plaisante, espèce d’idiot. Qui d’autre pourrais-je avoir envie de baiser, dans le coin, de toute manière. Ce n’est pas comme si l’offre était pléthorique. »

On aime être à nouveau en compagnie du shérif et de son chien. Retrouver cet homme cultivé, qui aime le Wyoming, les Cheyennes, la nature ici traversée d’éclairs alors qu’il monte un bel et indocile appaloosa, sa modestie, son humanité .

Ce roman reste fidèle à la ligne de cette série formidable marquée par le plaisir de l’aventure, l’intelligence des personnages, le fait qu’à chaque fois on apprend quelque chose sur le Wyoming, sur les Cheyennes, et que les paysages nous absorbent comme l’écriture, toujours de très bonne qualité.

Quelques bons extraits vous tenteront plus que ce que je pourrais dire, alors je m’en tiens là. En rencontrant outre un T-Rex, des Cheyennes, des tortues, du poison, deux Bobs, on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Mais en tous cas j’aime toujours autant Craig Johnson, Walt Longmire et les siens. Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire de ces personnages, de série ou pas, qui entrent et restent dans notre vie et c’est parmi un des plus grands bonheurs de la lecture.

« La dent du serpent » – Craig Johnson – Gallmeister/collection Noire, traduit par Sophie Aslanides

« Dans le Wyoming, l’une des tâches qui incombe à un représentant élu est de comprendre ses électeurs, d’écouter les gens – les aider à résoudre leurs problèmes –  même s’ils ont une araignée au plafond. J’écoutais Barbara me parler des anges qui l’aidaient chez elle dans ses travaux, ce qui pour moi constituait une preuve qu’araignée il y avait bien, si ce n’est même deux. »

Toujours le même plaisir à retrouver Walt Longmire, mon shérif préféré, flanqué de son  irascible adjointe Vic, sans compter la présence de Henry Standing Bear, Bear Society, Dog Soldier Clan, autrement surnommé la Nation Cheyenne ou encore l’Ours, toujours aussi taiseux mais toujours aussi efficace et fidèle dans les grands moments. Pourquoi s’attache-t-on ainsi à un personnage? Qu’est-ce qui fait qu’on le retrouve comme un ami ? Sans doute qu’au fil des romans la finesse psychologique se précise et Walt est un homme foncièrement bon, capable d’autodérision, capable d’impulsivité et tout autant de maîtrise de soi. Dans cet opus, l’intrigue est majeure, complexe, nos amis vont sortir « l’artillerie lourde » et dénouer une très sale affaire. Tout commence avec l’arrestation d’un jeune homme caché dans un cabanon et qui vole sa nourriture. Cord a fugué de sa communauté de l’Eglise de Jésus Christ des Saints du Premier Jour, les Mormons.

Puis c’est un vieil homme, Orrin Porter Rockwell, le Danite, Homme de Dieu, Fils du Tonnerre, alias Joseph Smith Junior et Brigham Young ( oui, c’est beaucoup de noms pour un seul homme…). Sauf que le vénérable Rockwell est censé être mort en 1878, ce qui fait près de 200 ans à notre bon vieux ! Il n’y a pas que Barbara qui a une araignée au plafond…Une histoire de dingues donc, qui en couvre une bien moins fumeuse et bien plus lucrative. Je ne tente même pas de vous la résumer, mais de l’action il y en a, ça canarde et ça chauffe, ça écrase et ça cogne, mais ce que j’ai aimé ici dans le bruit et la fureur de ces démêlés entre méchants et gentils, ce sont les relations entre les personnages, ainsi l’histoire d’amour entre Walt et Vic. Ah ! Vic! Avec sa canine un peu trop longue qui lui fait un sourire de louve, son coin de bouche qui se relève en un sourire narquois; elle jure, s’emporte, renâcle, elle a toute sa place dans la brigade d’Absaroka, c’est une vraie dure à cuire, avec des yeux magnifiques et fascinants couleur vieil or. Ensuite il y a l’amitié et la complicité entre Walt et Henry, liés par de nombreuses expériences communes dont le Viet Nam n’est pas la moindre.

Et puis il va y avoir Cord qui va découvrir « Mon amie Flicka » en vidéo, puis le livre…le livre !  Lui qui ignorait qu’il existât d’autres livres que la Sainte Bible des Mormons.

L’équipe va rencontrer des individus bizarres qui donnent lieu à des pages drôles, comme Vann Ross qui a fabriqué douze vaisseaux spatiaux prêts à décoller quand viendra le grand jour ( ils portent les noms des douze tribus d’Israël ) :

« Vous voyez, Adam reviendra sur terre pour nous emmener lors de l’enlèvement et nous acheminer vers les douze planètes qui nous ont été réservées. »

Et quand Vic se mêle à la conversation:

« -Vann, Tim me parlait de votre talent extraordinaire, avec les chiens…

Il se tourna à nouveau vers moi, agitant la tête frénétiquement.

-Pendant mon temps libre, j’apprends aux chiens à parler. J’utilise la télépathie mentale, et j’arrive à leur faire dire des mots comme bonjour, écureuil et hamburger. »

L’humour de Craig Johnson est donc encore au rendez-vous – et me réjouit toujours autant –  mais le sens de la dramaturgie aussi avec un incendie dantesque. Et puis des bribes d’histoire de l’état et des références littéraires glissées avec discrétion et justesse. Le shérif trouve dans le stock à liquider d’Eleanor Tisdale, la grand-mère de Cord et mère de la femme disparue, une histoire du Wyoming ( la seule qui fut écrite sous le titre de « Tensleep and No rest » de Jack R. Gage ):

« Même le serpent, tout à la fois emblème de la vie éternelle et du mal volontaire, n’était pas absent, s’installant dans les habitats souterrains du chien de prairie pour échapper à la chaleur torride des sables, où parfois il rencontrait ce pensionnaire étrange, le hibou, qui lui aussi cherchait à s’abriter du soleil brûlant des plaines. Cette région regorgeait de vie dans un temps où l’homme blanc, pour ce que l’homme rouge en savait, n’existait pas.

-Pas mal, pour un historien, tu ne trouves pas ? »

Les coups de gueule de Vic s’enchaînent contre Walt dans un langage fleuri et réjouissant

« -Si ce salopard t’avait descendu, j’aurais été obligée de tuer tout le monde, ce qui ne m’emmerde pas plus que ça, mais après, j’aurais été forcée de soulever tes cent vingt kilos…

-Je suis descendu à cent onze.

Elle pointa un index vers moi.

-Ta gueule, putain.

-Oui.

-…de gras pour les charger dans ta voiture, et rouler à la vitesse de la lumière dans l’espoir que tu ne te viderais pas de tous tes fluides corporels sur les tapis avant de mourir. »

L’histoire arrive ainsi à son dénouement, pleine de coups de feu, de coups de poings et de grands moments de tendresse, du rire à l’émotion avec de nouvelles pertes pour Walt, pour lui toujours comme un bout de lui-même qui s’en va

« On pourrait penser qu’on s’y habitue, mais ce n’est pas vrai. On ne s’habitue pas à se trouver face à la forme sans vie d’un animal qui vous ressemble. Il y a chez les morts, et cela n’a rien de surprenant, une immobilité surnaturelle, en particulier quand ils sont jeunes.

Je posai une main sur l’épaule nue, sentant la fraîcheur de la chair, un autre rappel du fait que l’esprit qui se trouvait là était parti. J’avais embauché le jeune homme qui venait d’une bonne famille de Sheridan et il avait été un bon adjoint. Jeudi prochain, ils mettraient son corps dans une tombe, une autre victime dans la guerre que j’avais menée presque toute ma vie.

Tout ça pour quelques centaines de litres de pétrole. »

Et à la fin la toute petite amorce qui nous dit que l’histoire de Walt, de Vic, de Henry et du Comté d’Absaroka n’est pas terminée et ça me fait plaisir, ça me réjouit cette simple idée de retrouver le Wyoming et mon shérif préféré.

« La foule rugit à nouveau et j’ouvris la petite boîte en carton blanc. Je sortis avec précaution les chrysanthèmes teints attachés par un ruban. Je respirai son parfum qui se mêlait à celui du petit bouquet orange et noir que je posai tout doucement sur l’oreiller à côté de sa tête. »

On peut lire les remerciements aussi, toujours pleins d’humour et de poésie. Et je vous laisse chercher seuls si vous voulez en savoir plus sur ces Mormons, mais moi ça m’a fait peur ! 

« LITTLE BIRD » de Craig JOHNSON ( éd.Gallmeister )

 A peine avais-je fermé ce livre que je me suis jetée sur le second, « L’indien blanc ».

« Little bird » fait sans doute déjà partie des grands romans américains de ce siècle.

A peine quittés, je voulais retrouver ces montagnes, cette nature encore sauvage, et surtout tous ces personnages avec lesquels on sympathise dès les premières pages.

L’intrigue repose sur une froide vengeance, longuement calculée. Mais elle ne serait rien sans les paysages, sans ces indiens aussi, dont la culture et les croyances sont omniprésentes. Craig Johnson nous décrit là ce qui serait qualifié par certains d’Amérique profonde. Bières, trucks, fête de la crêpe, blizzard, esprits cheyennes qui rôdent dans les Bighorn Mountains…C’est juste l’Amérique, un petit bout, mais partie intégrante de l’ensemble. Comme notre province, quoi !

Mais si ce livre est si bon, c’est grâce à l’écriture de Craig Johnson: la poésie est toujours présente, l’humour abonde dans des dialogues au cordeau, les personnages prennent chair immédiatement et dès qu’on les rencontre il semble qu’on les connait depuis longtemps. Le tragique se mêle à tout ça de façon subtile, par le biais du blizzard, de la vie de Walt Longmire, le shérif désabusé, et de ses amis indiens, Henry Standing Bear, Artie Small Song ( « Hmmm…oui, c’est bien vrai… » ) ou Melissa Little Bird  . L’alchimie fonctionne à fond, et on est porté par cette histoire où tout nous tient en haleine. Car l’écrivain nous mène de piste en piste, tâtonnant avec son shérif… et il faut arriver aux 20 dernières pages pour connaître le dénouement et l’auteur des meurtres…

Je me réjouis à l’idée que sans doute je vais retrouver Walt Longmire souvent. je débute avec délices le second volume et je ne peux que conseiller à tous ce très beau livre. Que l’on soit amateur de roman policier ou non n’a aucune importance car c’est juste de la très bonne littérature.

D’ailleurs, la presse a été unanime et ce roman a reçu le prix du roman noir 2010 du « Nouvel Observateur » et a été classé dans les dix meilleurs polars de cette même année par le magazine « Lire ».

Interview de Craig Johnson à Paris, très intéressante !

http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20100413.BIB5210/qui-etes-vous-craig-johnson.html 

                                 

             Montagne du comté d’Absaroka, où se déroule l’histoire    

Le Wyoming, « un pays où les flocons, en tombant dans l’eau, font un bruit, comme un gémissement de coyotte »