« L’homme de Lewis » de Peter May – éd.du Rouergue – traduit par Jean-René Dastugue

J’ai découvert Peter May en 2010 avec le premier volet de sa trilogie de Lewis, « L’île des chasseurs d’oiseaux », qui fut un coup de coeur. Il y mettait en scène pour la première fois l’inspecteur Fin Mcleod et son île natale, Lewis, dans l’archipel des Hébrides extérieures, au large de l’Ecosse. Fin, de retour sur l’île pour enquêter sur un meurtre, après 18 ans d’absence, sera replongé parmi les acteurs de son enfance, dans les traditions ancestrales cruelles, dans le climat tempêtueux de ces landes où l’on se chauffe à la tourbe et où on parle encore le gaëlique. Peter May avait su tenir son lecteur en haleine jusqu’aux dernières lignes.

Paru en 2011, « L’homme de Lewis » nous fait retrouver Fin Mcleod avec un immense plaisir. Tout commence avec la découverte d’un corps « momifié » dans la tourbière, un jeune homme qui sera le point de départ pour Fin ( qui a quitté la police ) d’une exploration du passé parfois peu glorieux de son pays, passé bien caché sous le boisseau des ans et peut-être de la honte.

Ces îles Hébrides, sauvages sous la fureur de l’océan, sont le décor rêvé pour des vies tourmentées; Peter May nous emmène avec ses personnages dans ces lieux balayés par le vent avec un talent magistral, dans une histoire bouleversante, où la question prépondérante est la quête de l’identité, de ses origines et de sa filiation.

Vous trouverez dans les liens le site de Steve, consacré uniquement à des photos d’ Ecosse.



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