Ron Rash à Lyon

rashJeudi soir, dans une belle collaboration Quais du Polar, librairie Passages et Théâtre des Célestins, a eu lieu une belle rencontre avec ce grand écrivain américain qu’est Ron Rash. J’y étais en excellente compagnie: mon amie Béatrice. Journée par ailleurs agrémentée – ô combien ! – par une flânerie au soleil à la terrasse d’un café, sirotant des diabolos violette…avec notre fée à tous, Kali. 

qdp rashQuoi que certains esprits chagrins puissent penser, ces rencontres sont riches pour le lecteur. Les questions du jeune homme des QDP étaient pertinentes, et nous ont révélé un Ron Rash engagé, lecteur de Giono, Dostoïevski et Tolstoï, il nous a appris ce qu’est la vie dans les Appalaches, sa vision de l’empreinte des paysages sur les gens qui y vivent, et puis aussi que Jim Harrison n’est pas si connu que ça aux USA; il a parlé de son goût des mots, de la musique qu’ils produisent, nous a lu quelques lignes en VO, pour éclairer ses dires. Un homme ron passionné, partageur…L’après-midi il était avec des lycéens, qui, vivant à Lyon, ont vraiment beaucoup de chance de pouvoir assez facilement, assister à de telles rencontres. Et puis ça donne vraiment l’envie de lire.

En tous cas, belle soirée, belle journée, amicale et littéraire. 

Lisez Ron Rash !

13 réflexions sur « Ron Rash à Lyon »

  1. Quelle chance de rencontrer Ron Rash. Il a l air généreux avec ses lecteurs. J ai rencontre Craig .johnson qui est vraiment tres agreable avec son public. Un vrai régal

    • Oui, une chance ! Et Craig Johnson est lui aussi quelqu’un de généreux, chez qui on sent un réel plaisir à être avec ses lecteurs ( rencontré deux fois aux QDP), il est dans ma boîte à chouchous avec son chapeau ! 😀

  2. Je ne connais pas cet auteur… un nom à rajouter à ma liste…
    est-ce qu’il s’exprimait en anglais ?

    • Sûre que tu aimerais, écriture superbe. Oui, en anglais( assez compréhensible ) , la femme assise à côté traduisait. Il a dit qu’il lisait le français, mais ne le parle pas très bien. Quand il lit Giono, il met côte à côte les deux versions, et lit à voix haute pour écouter la musique et le rythme.

  3. cela ne m’étonne pas pour ce qu’il dit sur la musique de la langue…. et « nos » traducteurs restituent bien cette musicalité sous-jacente dans la version frç..

    • Oui, il a parlé de sa traductrice française, attachée comme lui à la musique du texte, et qu’il a salué avec chaleur ( ce n’est pas elle qui traduisait pour cette rencontre ). Tu sais comme je les respecte, les traducteurs ! Ce sont eux aussi des écrivains

  4. Hé oui, les américains n’ont pas encore vraiment reconnu tous leurs grands auteurs! En Europe, nous les adulons, c’est inscrit dans notre ADN d’admirer les écrivains (enfin…pas tous, hein!).

    • Ron Rash a expliqué que c’est à cause de la relation à l’histoire, qui est quasi inexistante aux USA ( c’est pratique pour les politiques )alors que la vieille Europe a une si longue histoire qu’elle est indéniable. Il a dit : « Les politiques américains devraient lire Steinbeck »
      C’est pour ça que ces auteurs américains trouvent leur lectorat – enthousiaste – en Europe.
      Oui, nous adorons les écrivains, ou peut-être plutôt, nous adorons ce qu’ils nous racontent.

      • Et aussi « comment » ils le racontent! Mais tu as raison de mettre l’accent sur les traducteurs. Ils font souvent un travail remarquable. Sans eux, mais qui aurais-je lu??? Il faut vraiment que je trouve la patience de lire en anglais avec mon dictionnaire comme collaborateur!

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