Je viens de fermer ce « Livre du roi », lu avec plaisir, comme tout ce qu’a écrit Indridason jusqu’à présent. J’ai parcouru un peu ce matin les avis des lecteurs. Alors c’est sûr que ceux qui n’attendent qu’Erlendur et ses enquêtes seront désappointés, voire déçus. Ceux qui savent qu’Indridason est un écrivain au plein sens du terme seront comme moi assez bluffés par la capacité de l’homme à écrire dans des genres si différents, mais toujours avec le même sens des mots bien ajustés, et son intelligence aigüe qui crée sous sa plume des caractères humains d’une grande finesse.
Mêlant des personnages réels à cette aventure, Indridason nous la rend plus crédible ; par exemple Halldór Laxness, poète islandais, Nobel de littérature en 1955 , arrive en Islande à la fin du roman pour être honoré . Au récit de pure aventure, rendant tout ça ainsi plus profond, Indridason mêle l’histoire de la seconde guerre mondiale et la relation des nazis avec la culture nordique, la récupération et les interprétations que leurs idéologues ont pu en faire. Ce vieux prof alcoolo, qui arrête de boire tant ce livre et sa quête l’obsèdent et l’occupent est très attachant, bien qu’extrêmement agaçant !
Je ne manquerai pas non plus de vous parler à nouveau de Patrick Guelpa, le traducteur, dont j’avais déjà parlé pour « Bettý », roman sans conteste parmi mes livres préférés. Il avait réalisé là un tour de force tant la traduction avait dû être compliquée, et tant elle est réussie !
Vous pouvez lire sur ce blog ce que Mr Guelpa a gentiment accepté de me dire de la traduction de « Bettý »…en ne dévoilant rien de l’histoire, autre prouesse ! Eric Boury s’occupe d’Erlendur, et Patrick Guelpa a donc traduit ces deux livres « hors série », et bien évidemment, « Le livre du roi » a dû lui convenir parfaitement parce que…c’est tout à fait son domaine :
Alors pour finir, bon moment de lecture, même si certaines personnes seront déçues, forcément ça ne plaira pas à tout le monde, mais… ça existe, un livre qui plaît à tout le monde ?