Très triste hier en apprenant la mort de François Cavanna. Si je devais retenir un livre de ce « voyou », ce serait « Les Ritals », …oh et puis « Les Russkofs » aussi . J’aimais sa moustache, ses beaux yeux, sa verve, et son amour de la langue ( oui, ce ne sont pas ceux qu’on croit qui la défendent, cette langue … ). Père de » Hara Kiri, journal bête et méchant », et de « Charlie Hebdo », précieux pétards dans la mare aux canards… ( tiens, pour rester dans le sujet et l’esprit, lisez ça )
Ecoutez cet interview, complète et qui le laisse parler ( pour une fois), toute une histoire, édifiante, d’un petit rital…
« J’étais stupide parce que je croyais à ce qu’on m’avait enseigné à l’école. A ce que chacun de mes instituteurs, l’un après l’autre, chacun de mes livres de classe, m’avait répété avec une conviction d’apôtre : que l’on n’étudiait pas POUR un résultat pratique (gagner de l’argent, se hisser dans la société, acquérir de l’honneur, de la puissance ou même posséder un métier) mais pour le pur plaisir d’apprendre, de savoir, de comprendre. »
( « Mignonne, allons voir si la rose… » – François Cavanna – Albin Michel – 2001 )