« There will be blood » de Paul Thomas Anderson : merci Arte !

 

La télévision, très peu pour moi…Mais quand Arte s’en mêle et diffuse un tel film, à moi le canapé !Je l’avais manqué à sa sortie, Arte diffusait hier soir « There will be blood » ( beau titre ! ). Dire que c’est un grand film est faible, dire que Daniel Day-Lewis est extraordinaire ne dit pas un centième de son talent. Tout dans ce film est réussi : écrit comme une tragédie, audacieux dans sa forme, une bande-son géniale et puis l’immense Daniel Day-Lewis, incarnant Daniel Plainview comme personne ne pouvait mieux le faire. 

 

 

Cette histoire d’un pionnier du pétrole dit encore la violence qui a généré l’histoire des USA.  Ce personnage « qui n’aime pas les gens », et veut devenir infiniment riche pour pouvoir vivre à l’écart des autres, incarne un individualisme forcené et un goût immodéré du pouvoir qui suinte de chaque expression de Daniel Day-Lewis . Musique discordante, lancinante, longues scènes sans dialogues, une tension terrible tient le spectateur sur la corde raide. On sait que ce sera un drame d’un bout à l’autre. Eli, l’escroc prêcheur de l’Eglise de la Troisième Révélation, n’attire pas plus de sympathie que le pétrolier. La cupidité anime les deux hommes, la soif de puissance en fait deux adversaires jusqu’à la mort. Pas de présence féminine, si ce n’est Mary, la petite fille blonde qui deviendra l’épouse du fils adoptif de Daniel. Là se situent les seules scènes de tendresse : cet enfant que le féroce Daniel emmène partout avec lui dans ses négociations, parce que son visage d’angelot influence les discussions…

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Je ne raconte pas, sans doute nombre d’entre vous a déjà vu ce film déjà ancien, mais quant à moi, j’ai adoré tout simplement ce grand moment de cinéma. C’ est un film terriblement violent , la  mise en scène rend  à merveille la brutalité de cette histoire, de cet univers et de ces personnages. Le sang dont il est question, celui de la terre, devient enjeu de puissance, et depuis : ça dure… Le scénario est tiré d’un roman :

« Pétrole !  » de Upton Sinclair, paru en 1927.

Une bonne critique ICI