Voici ma dernière lecture. Je ne peux pas être impartiale avec John Irving parce que cet auteur m’est cher et que je trouve dans ses livres des sujets qui font écho en moi. Si le roman précédent ( « Je te retrouverai » ou les pérégrinations d’une tatoueuse avec son fils à travers l’Europe ) abordait comme toujours des thèmes graves sur un ton léger, il ne me semblait pas être très mémorable.
J’aime beaucoup John Irving. J’aime le conteur. Toutefois, je n’ai pas aimé tout ce que j’ai lu de lui et le dernier DERNIERE NUIT A TWIWTED RIVER, m’a posé un problème ! A la fois, j’ai aimé- les personnages sont attachants- à la fois je me suis ennuyé et ai trouvé long-la cavale, la cuisine des pâtes, etc… Etrange..Je ne ressens ce genre de choses qu’avec lui.
En revanche j’ai vraiment adoré L’Oeuvre de Dieu, la Part du Diable, Une prière pour Owen et Un Enfant de la balle.
« Je te retrouverai « je l’ai apprécié à partir de la 300ième page ! (j’ai peu aimé l’enfance du héros) Mais comme je suis fan, j’ai tenu bon, et j’ai bien fait !!!
Je peux conclure comme vous, et avec plaisir : J’aime John Irwing
Amicalement, CathyM
Bienvenue sur Les Livrophages, Cathy !
Oui, mon préféré est le même que vous, et oui, Irving est un conteur de choix. Je n’ai pas ressenti d’ennui en lisant « Dernière nuit à Twisted River », et j’ai même trouvé que notre John se lâchait, en parlant pour la première fois de la politique de son pays, en employant un langage assez inhabituel, et il y a des scènes qui m’ont vraiment fait rire aux larmes. L’histoire de la poêle à frire tueuse d’ours et qui se trompe de cible, fallait y penser ! Et pourtant le résultat est dramatique, c’est bien du Irving, ça !
J’ai lu à sa sortie « Une veuve de papier » et ce livre m’a bouleversée, bien que ce ne soit pas le meilleur. Car au fond, les fragments de nous-mêmes mis en mots par un écrivain, voilà parfois quelque chose d’étrange…Et c’est le propre de la littérature et de sa relation avec le lecteur, je pense que nous cherchons à travers des vies fictives ( ? )un bout de ce que nous sommes. Et voilà pourquoi chacun ne reçoit pas les choses de la même manière, ni avec la même force.
Pour « Une veuve de papier », j’ai ressenti le besoin impérieux d’écrire à Irving, auprès de sa maison d’édition en France, ( chose que je n’avais jamais fait ) pour lui dire à quel point son roman m’avait touchée .Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai reçu un mois plus tard une carte de lui, manuscrite, où il me disait que même si son français ne lui permettait pas de saisir absolument tout ce que je disais, il comprenait et était touché de ma réaction. Je ne suis pas fétichiste pour un sou, mais cette carte ne quittera jamais son tiroir !Elle est une preuve qu’Irving écrit bel et bien pour les autres. Je vous conseille de lire l’interview que j’ai mis en lien sur l’article, passionnant et éclairant
Bien à vous
Simone
Ah !!! enfin un livre que j’ai lu !! et j’approuve, TOUT ….
ah ! ça me fait plaisir, ce livre m’a « éclatée » comme on dit, mais oui, c’est ça : de rire, de colère aussi… ça fait un moment que je l’ai lu, mais je m’en souviens très bien !