« Il aurait voulu que ce soit cela son métier: une quête dans la nuit à la recherche d’embarcations perdues. Un combat entre lui et la mer. Rien d’autre. Reprendre les hommes à la mort. Les extirper de la gueule de l’océan. Le reste, tout le reste, les procédures d’arrestation, les centres de détention, les tampons sur les papiers, tout cela, à cet instant, était dérisoire et laid. »
et aussi
» Il pensa aux corps (…) il les voyait disparaître de la surface puis continuer à flotter dans les courants sous-marins, comme de grands oiseaux, bras écartés et bouche ouverte, loin du tumulte de la surface. Combien d’hommes étaient en train de mourir ainsi cette nuit, sans cri, sans témoin, avec leur seule peur pour escorte ? Il contemplait la mer tout autour de lui et il aurait voulu hurler. […] Alors il demanda à Matteo de faire retentir la sirène en continu. Pour que les flots soient remplis de ce bruit. (…) Pour dire qu’ils avaient tout fait pour les trouver et pour s’excuser de n’y être pas parvenus. »
Ce roman est magnifique ( éditions Actes Sud ) et date de 2006…Rien n’a changé et pour la suite, ça n’en prend pas le chemin.
Je ne connaissais ni l’un ni l’autre…
Je lis donc les 2 extraits et j’ai la gorge nouée…
C’est pas cool le lundi matin avec le café …Mais …
« On aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le
boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu
tranquilles, non ? » Et voilà, tout est dit … Bises
Sentiments d’impuissance , de rage et de culpabilité pas cool non plus !.
Merci pour les extraits d’Eldorado ,je ne connaissais pas , je le met sur ma liste
Bises
« Eldorado » a été un très fort moment de lecture pour moi et oui, depuis ce qu’il a écrit en 2006, malgré les gesticulations des uns et des autres, rien n’a changé…Ce sentiment d’impuissance que nous ressentons…Que faire ? Nous n’avons que notre parole. Mais que vaut-elle?…
Alors éveiller les consciences, avec ces écrivains qui nous insufflent leur révolte salutaire, et répandre leurs mots sans cesse. C’est peu, mais comme dit la chanson : c’est déjà ça…
Malheureusement d’actualité.
Et « matin brun » aussi ….
Il y a des jours où on voudrait que la radio se taise …. Pour que s’efface, ne fût-ce qu’un court instant, notre impuissance.
Je commente 10 ans plus tard… mais j’ai cherché sur ton site s’il y avait des choses sur Laurent Gaudé, car je viens de commencer « Le soleil des Scorta » et ça m’a l’air absolument magnifique ! 🙂 Le début m’a un peu rappelé « Pedro Paramo » de Juan Rulfo, que j’avais tellement adoré à l’époque (mais dont le style est très particulier)
Le soleil des Scorta, bien sûr, mais pas chroniqué, c’était avant le blog. Mais, c’est une merveille, la scène du repas au bord de mer est inoubliable. Eldorado aussi est un magnifique roman, terrible. Mais c’est vrai pas de chronique parce que c’était avant le blog, ces lectures. Pas lu d’autres depuis
Ha ha, d’accord ! On est sur la même longueur d’ondes 😉 J’en ai récupéré plusieurs de lui à la boite à livres du quartier, je sens que je vais me faire une petite série de cet auteur 🙂
Je ne connaissais ni l’un ni l’autre…
Je lis donc les 2 extraits et j’ai la gorge nouée…
C’est pas cool le lundi matin avec le café …Mais …
« On aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le
boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu
tranquilles, non ? » Et voilà, tout est dit … Bises
Eh oui, c’est pas cool, le monde en ce moment est tout sauf cool, et moi, j’éteins la radio…
Bises , ça, c’est cool !
Sentiments d’impuissance , de rage et de culpabilité pas cool non plus !.
Merci pour les extraits d’Eldorado ,je ne connaissais pas , je le met sur ma liste
Bises
« Eldorado » a été un très fort moment de lecture pour moi et oui, depuis ce qu’il a écrit en 2006, malgré les gesticulations des uns et des autres, rien n’a changé…Ce sentiment d’impuissance que nous ressentons…Que faire ? Nous n’avons que notre parole. Mais que vaut-elle?…
Alors éveiller les consciences, avec ces écrivains qui nous insufflent leur révolte salutaire, et répandre leurs mots sans cesse. C’est peu, mais comme dit la chanson : c’est déjà ça…
Malheureusement d’actualité.
Et « matin brun » aussi ….
Il y a des jours où on voudrait que la radio se taise …. Pour que s’efface, ne fût-ce qu’un court instant, notre impuissance.
Je commente 10 ans plus tard… mais j’ai cherché sur ton site s’il y avait des choses sur Laurent Gaudé, car je viens de commencer « Le soleil des Scorta » et ça m’a l’air absolument magnifique ! 🙂 Le début m’a un peu rappelé « Pedro Paramo » de Juan Rulfo, que j’avais tellement adoré à l’époque (mais dont le style est très particulier)
Le soleil des Scorta, bien sûr, mais pas chroniqué, c’était avant le blog. Mais, c’est une merveille, la scène du repas au bord de mer est inoubliable. Eldorado aussi est un magnifique roman, terrible. Mais c’est vrai pas de chronique parce que c’était avant le blog, ces lectures. Pas lu d’autres depuis
Ha ha, d’accord ! On est sur la même longueur d’ondes 😉 J’en ai récupéré plusieurs de lui à la boite à livres du quartier, je sens que je vais me faire une petite série de cet auteur 🙂
Je n’ai pas lu les derniers, par contre, mais les deux cités, là, sont éblouissants de beauté et d’intelligence