« Aux enfants silencieux,
Á mes enfants, pour qu’ils ne le soient jamais. »
Ça a commencé par un mensonge, c’est toujours par-là que ça commence, la fiction de soi que l’on impose aux autres, tordre le réel pour le faire entrer dans sa propre histoire. Je mens très bien, c’est un reste d’enfance. »
Un court post pour ces quelques 98 pages. Une femme raconte. Son enfance, l’école, le collège, et une professeur de sport. Comment dire…Cette femme s’avère être un monstre et elle est morte. Je ne peux pas dire beaucoup, parce que vraiment c’est court. Mais la narratrice, Jeanne va entrer dans la maison de cette personne, tout en nous confiant son histoire et la proximité de cette prof.
« Entrer dans la maison, c’est rompre le le silence et le secret qui ont brisé une vie. »
« Elle fouille, elle retourne les affaires, parce qu’elle sait que « les monstres peuvent mettre des sachets de lavande dans les armoires et des décolletés de dentelle ».
Que les monstres peuvent aussi être des femmes »
Je n’en dis pas plus, l’écriture délicate et émouvante de l’autrice vous dira sans brusquerie un acte d’une grande violence.
A lire, ça prend une heure tout au plus et ça laisse la gorge serrée.

