« Ici n’est plus ici » – Tommy Orange – Albin Michel/Terres d’Amérique, traduit par Stéphane Roques

« Tête d’Indien.

Il y avait une tête d’Indien, le dessin de la tête d’un Indien aux longs cheveux parée d’une coiffe de plumes d’aigle, dessinée par un artiste anonyme en 1939 et diffusée jusqu’à la fin des années soixante-dix sur tous les écrans de télé américains une fois les programmes terminés. Cela s’appelait la Mire à tête d’Indien. Si on laissait la télé allumée, on entendait le son d’une fréquence de 440 hertz – celle servant à accorder les instruments – et on voyait cet Indien, entouré de cercles pareils à ceux de la lunette de visée d’un fusil. Il y avait ce qui ressemblait à une cible au centre de l’écran, et des chiffres comme autant de coordonnées. La tête de l’Indien était juste au-dessus de la cible, comme s’il suffisait de hocher le menton en signe d’approbation pour l’avoir dans sa ligne de visée. Ce n’était qu’une mire. »

Le prologue de ce premier roman est un véritable réquisitoire. Reprenant les étapes clés de la colonisation des terres de ses ancêtres – qu’on les nomme Indiens, Amérindiens, autochtones, peuple natif…le résultat est le même et comme les loups et les ours, ils sont espèce gênante – , Tommy Orange, en quelques paragraphes vigoureux assène les phases du processus qui visa à éliminer son peuple, et à faire rentrer dans le rang ceux qui survécurent, en passant par tous les clichés entrés dans notre vision de ces peuples par le biais du cinéma, de la télévision, etc…Politiquement correctement, on dira « intégrer » où l’auteur écrit:

« Nous amener en ville devait être la nécessaire étape finale de notre assimilation, l’absorption, l’effacement, l’achèvement de cinq cents ans de campagne génocidaire. »

J’aimerais vous lire ce prologue affûté comme une flèche, mais je ne vous en donne que les dernières phrases:

« Les Indiens urbains se sentent chez eux quand ils marchent à l’ombre d’un building. Nous sommes désormais plus habitués à la silhouette des gratte-ciel d’Oakland qu’à n’importe quelle chaîne de montagnes sacrées, aux séquoias des collines d’Oakland qu’à n’importe quelle forêt sauvage. Nous sommes plus habitués au bruit d’une voie express qu’à celui des rivières, au hurlement des trains dans le lointain qu’à celui des loups, nous sommes plus habitués à l’odeur d’essence, de béton coulé de frais et de caoutchouc brûlé qu’à celle du cèdre, de la sauge, voire du frybread – ce pain frit qui n’a rien de traditionnel, comme les réserves n’ont rien de traditionnel, mais rien n’est original, tout vient d’une chose préexistante, qui elle-même fut précédée par le néant. Tout est nouveau et maudit. Nous voyageons en bus, en train et en voiture à travers, sur et sous les plaines de béton. Etre Indien en Amérique n’a jamais consisté à retrouver notre terre. Notre terre est partout ou nulle part. »

Ce prologue est à mon avis la partie la plus puissante de ce livre, un morceau de bravoure qui se suffit à lui-même et peut déjà faire son chemin dans nos esprits de lecteurs; fait d’images précises et puissantes, dans un vocabulaire tout aussi précis et cru. La vision des choses de Tommy Orange va ensuite se développer à travers le portrait de 12 personnages, de ces Indiens « urbanisés » ; ici il n’y a pas de réserve, mais bien des femmes et des hommes qui se sont – au premier abord – fondus dans la masse humaine des villes.

Sincèrement, si j’ai trouvé des défauts à ce roman, j’ai quand même beaucoup aimé ce sujet, pas traité si souvent que ça ( en tous cas, personnellement je n’ai jamais lu quelque chose d’approchant sur ce thème ). Quatre grandes parties, trois étapes et un final impressionnant.

Alors c’est vrai qu’il faut  lire attentivement pour suivre ces 12 personnages et leurs satellites, hommes et femmes qui se côtoient ou pas, qui ont des liens ou pas, mais qui au dernier chapitre vont converger dans le même lieu pour un même événement : le grand pow wow d’Oakland. 

Le livre raconte douze vies, douze chemins cahoteux, pleins d’ornières et de boue le plus souvent. Ici règnent l’alcoolisme, la drogue, la violence, ici des histoires vont se raconter par le micro de Dene Oxendene, qui, poursuivant le travail entamé par son oncle Lucas, qui meurt de trop d’alcool, va enregistrer d’autres Indiens, femmes, hommes, jeunes et vieux, ainsi:

« Bonjour. Je m’appelle Dene Oxendene. Je suis membre des tribus cheyenne et arapaho de l’Oklahoma.[…]Tout à commencé pour moi quand j’avais treize ans. Mon oncle est mort et j’ai hérité, en quelque sorte, du travail qu’il avait commencé. Ce qu’il a fait, ce que je veux faire, c’est attester de l’histoire de certains Indiens d’Oakland. Je veux poser une caméra face à eux, vidéo, audio, transcrire ce qu’ils disent pendant qu’ils parlent, s’ils le veulent, les laisser écrire, tout récit que je pourrai recueillir, les laisser seuls pendant qu’ils racontent leur histoire, sans les mettre en scène, sans les manipuler ni leur imposer un sujet.[…]Nous n’avons jamais vu l’histoire urbaine des Indiens. Ce que nous avons vu regorge de toutes sortes de stéréotypes qui font que personne ne s’intéresse à l’histoire des Indiens d’Amérique en général, c’est trop triste, si triste que ça ne peut pas être divertissant, mais surtout, à cause de la façon dont elle est décrite, elle prend un tour pitoyable et nous perpétuons cela, sauf que non, tout ça c’est des conneries, passez-moi l’expression, […]. »

J’ai trouvé que parfois on s’y perdait un peu, mais il y a une qualité d’écriture assez impressionnante, il y a un regard très personnel et assez neuf sur les Indiens et leur culture, ce qu’ils en ont maintenu, vaille que vaille. La culture urbaine et cette culture des grands espaces se confrontent et se digèrent; reste la magie, les légendes ancrées si fort, même si elles se diluent au fil du temps et des générations. 

Je vous laisse rencontrer de chacun des personnages et de ce qui se tisse dans les pages jusqu’au final. J’ai envie de vous donner leurs noms pourtant:

Tony Loneman, Dene Oxedene,Opale Viola Victoria Bear Shield, Edwin Black, Bill Davis, Calvin Johnson, Jacquie Red Feather, Orvil Red Feather, Octavio Gomez, Daniel Gonzales,Blue, Thomas Franck.

Edwin écoute le groupe A Tribe Called Red

et réfléchit:

« Voilà pourquoi être proche de la tradition, tout en gardant ses distances, de façon à être identifiable comme Autochtone tout en ayant un son moderne, est un petit miracle que ces DJ des Premières Nations ont accompli dans un album éponyme particulièrement accessible qu’ils ont, dans l’esprit de l’ère des compils, mis gratuitement en ligne. »

Et j’ai été séduite au plus haut point par le chapitre consacré à Thomas Franck (le premier, il y en a deux ); je l’ai trouvé extrêmement  tellement beau, poétique et infiniment triste !

J’ai aimé cet homme, et j’ai vraiment trouvé ici l’apogée de l’écriture de Tommy Orange; ce n’est que ma perception, il y a là quelque chose de très personnel, mais c’est bien ici que ma lecture intime peut s’exprimer, n’est-ce pas ? Thomas Franck contient tout de l’histoire racontée ici, tout est là, dans sa vie noyée de chagrin et d’alcool, et la rédemption par la musique, ce tapotement constant des doigts sur les choses qui va l’amener aux tambours

« Après avoir fait ton apparition en ce monde, courant, sautant et grimpant, tu t’es mis à taper du pied et des doigts partout, tout le temps. Sur les tables, les bureaux. Tu tapais sur toutes les surfaces qui te tombaient sous la main, écoutais le son que tu faisais en tapant dessus. Le timbre des coups, le ding !, le bruit des casseroles à la cuisine, des mains qui frappent à la porte, le craquement des phalanges, les grattements de tête. Tu découvrais que tout produit un son. on peut jouer du tambour avec tous les bruits, qu’ils soient ou non en rythme.Même les coups de feu  et le bruit d’u moteur qui pétarade, le hurlement de trains de nuit, le vent contre ta vitre. Le monde est fait de sons. Mais en chaque son était tapie une tristesse. »

et à Bobby Big Medicine qui le fera chanter.

« Tu es entré dans la pièce et, juste à ce moment-là, ils se sont mis à chanter. Des lamentations aiguës et des harmonies sonores qui perçaient sous le battement du grand tambour. Des mélopées anciennes qui s’adressaient à la tristesse ancienne que tu gardais toujours à fleur de peau malgré toi. Le mot « triomphe » a bipé dans ta tête. Que faisait-il là? Tu n’utilisais jamais ce mot. Voilà ce que ça représentait, pour toi, d’avoir réussi à traverser ces centaines d’années américaines, d’avoir chanté tout du long. C’était le son de la douleur dans le chant. »

Magnifique chapitre d’une vingtaine de pages, qui avec le prologue montre bien le talent certain, évident de Tommy Orange.

La pulsation, cette pulsation du cœur arythmique de Thomas, celle de ses doigts et de ses pieds, comme celle des pas et sauts de Tony Loneman le danseur est caractéristique de cette écriture, elle est son leitmotiv.

« Tony se souvient d’une chose que lui disait sa grand-mère quand elle lui apprenait à danser. « Il faut que tu danses comme les oiseaux chantent le matin. », lui avait-elle dit, tout en lui montrant combien elle pouvait être légère sur ses pieds. Elle avait sautillé, les orteils serrés, pointés vers le sol. Des pieds de danseuse. Le sérieux d’une danseuse. Tony a besoin de légèreté maintenant. De laisser le vent chanter dans les perforations de son corps, d’écouter les oiseaux chanter. Tony ne va nulle part. Et quelque part au-dedans, en lui-même, où il est et sera toujours, c’est déjà le matin, et les oiseaux, les oiseaux chantent. »

J’ai pris un très grand plaisir à cette lecture, avec ces deux fulgurances et le final du pow wow, éblouissant et émouvant, violent aussi, qui pulsent le reste.

Pour moi, un auteur à suivre, sans l’ombre d’un doute. Je rajouterai juste que dans les remerciements de Tommy Orange, il y en a pour Claire Vaye Watkins qui l’a soutenu. Si vous n’avez pas lu « Les sables de l’Amargosa« , il n’est jamais trop tard. 

Ci-dessous, le lien vers un article « pointu » et très complet sur le pow wow, le tambour et le chant chez les Indiens.

https://journals.openedition.org/ethnomusicologie/901

 

« Et qu’importe la révolution? » – Catherine Gucher – éditions Le mot et le reste

« C’est le 26 novembre que le désir du voyage s’est imposé, sans laisser le moindre espace au doute, ce jour de fin d’automne, devant l’écran de télévision. Juste avant, par la fenêtre, elle regardait la nuit déverser son encre noire sur les collines environnantes. Une vague énorme déferla sur elle, en une minute à peine, au moment où retentit dans le poste « Hasta la victoria siempre », comme un nouvel appel à la révolution. Et le grand vent de l’histoire monta en elle, le même qu’autrefois, jusqu’alors enfermé dans un compartiment bien clos de sa tête, pour l’oublier sans doute, parce qu’il n’est plus temps, à soixante-huit ans. Du moins, c’est ce qu’elle imaginait jusqu’à ce jour. »

Première expérience pour moi avec cette maison d’édition marseillaise. Un joli roman, dont pourtant j’ai préféré la première moitié à la suite, plus centrée sur l’histoire d’amour entre Jeanne et Ruben. Mais ça se lit avec plaisir car l’écriture est de qualité, avec de très beaux passages poétiques liés à la nature. Et puis en fait j’ai bien aimé retrouver des endroits que je connais, le plateau ardéchois et Cassis. Les deux premières pages sont une très belle accroche  avec le portrait de Jeanne 

« Jeanne fait partie de ces femmes qui embellissent avec l’âge. Depuis qu’elle s’est installée sur les hauts plateaux d’Ardèche, de petites rides lui sont venues, soulignant le contour de ses yeux qui puisent leur vert dans la rivière échevelée. Elle a un peu épaissi mais ses rondeurs la rendent plus séduisante.Et lorsqu’elle marche, de son pas sûr, le long des drailles chaudes, à la recherche d’essaims perdus ou de l’or noir des chênes, elle donne immanquablement envie de la suivre tant son allure est promesse. »

puis un peu plus loin ces lignes que j’aime beaucoup sur la mort, comme elle est vécue dans ces lieux:

« Et parfois débarque un mort inattendu, jeune, beau, plein de vie et de promesses, qui prend toute la place: dans les salles à manger autour du gâteau de foie, à la messe, au bistrot rouge…On ne voit plus que lui, on n’entend plus que lui et rien ne sert de le concurrencer avec quelques adultères. L’amour ou le sexe ne font pas le poids face à la mort soudaine. Parce qu’elle porte en elle ses relents d’aventure qui aurait mal tourné; et l’aventure, quand vient l’hiver, c’est ce qui manque le plus ici. Mais les années précédentes, en l’absence de mort fulgurante, il a fallu se contenter de cas plus classiques. »

Voici donc Jeanne et ses amis, Jeanne fâchée avec son fils qui ne la comprend pas, à qui elle a manqué en fait. Voici Jeanne, produit pur jus des révolutions des années 70, des idéaux plein la tête, des rêves de monde meilleur plein les yeux, et un tenace refus de ne plus y croire. On pourrait voir ici un florilège de clichés liés à cette époque. Ruben est un réfugié espagnol qui a fui le franquisme et Jeanne une pasionaria éprise de Fidel Castro; elle partira à Cuba fêter la révolution mais Ruben ne la suivra pas. Et aussi cliché que cela puisse paraître c’est ce qui est pour moi le plus intéressant, les points de vue divergents de Jeanne et Ruben. Car Ruben qui a fui la guerre, passant d’Oran à Paris, Ruben ne veut plus voir de drapeaux sanglants, quelle que soit la cause du sang versé, pour lui, elle n’est jamais bonne.

Ruben est mon personnage préféré, sans aucune hésitation. Ruben est un personnage de tragédie, traumatisé et solitaire. Ruben ne supporte pas la violence, Ruben est un être doux et inconsolable. Il vit à Cassis,déambulant dans les ruelles, il se décide un jour à écrire à Jeanne, son amour jamais éteint.

« Le cri d’une mouette claque dans le ciel de Méditerranée. Ruben tourne son regard vers la barrière rocheuse dégoulinante de lumière, de l’autre côté de la baie. À Oran, il a appris à aimer la mer. À Paris, c’est cette lumière de l’eau mariée au ciel qui lui manquait le plus. Il se relève et s’engage dans la montée. Il marche maintenant d’un pas rapide. Son corps balance au bout de ses longues jambes noueuses. Son regard se perd au fond de la traverse du Soleil, au-delà de la villa maure qui en marque l’entrée. C’est là, derrière les murs lézardés, dans le jardin de broussailles baigné de la lumière que réverbère l’ocre des façades, que Ruben fait halte, chaque jour. « 

Ainsi Catherine Gucher nous raconte  un amour qui se réactive, alors que Jeanne entend Raul Castro, en novembre 2016, annoncer la mort de Fidel son héros et que juste après arrive la lettre de Ruben. Je n’en dirai pas plus. Simplement Jeanne et Ruben vont se retrouver et c’est – si j’ai bien compris – du point d’interrogation du titre dont il est question dans ce roman. Que mettent en balance nos choix d’un moment? Avons-nous des « secondes chances » ? Faut-il renoncer ou avancer ? On rencontre aussi  dans ce livre les Munoz, un très beau vieux couple, touchant, mais à vous de lire.

Il m’a semblé que Manuel, le fils en colère, est une charnière que Jeanne ne veut pas voir, une charnière avec le présent. On a de la peine pour lui, et on regarde Jeanne, femme libre (?), avec un regard interrogatif, sceptique quant à sa relation avec lui. En particulier lors de ce réquisitoire de Noël, quand Manuel voit sur les murs les photos révolutionnaires de sa jeune mère d’alors:

« Manuel se redresse, repousse violemment sa chaise, jette sa serviette au sol. Tous les regards sont tournés vers lui. Il est blême, la mâchoire contractée. Il se dirige vers Claude, arrache la photo du mur et la brandit au-dessus de sa tête en hurlant:

-Mais quand finirez-vous de vous raconter des histoires?J’ai l’impression d’avoir affaire à de vieux adolescents. De quoi parlez-vous? Vous ne savez rien de la liberté. Parfois je me demande même si vous avez vraiment cru à cette fable que vous vous racontiez, juste pour avoir l’impression d’être différents des autres, d’être moins soumis…Mais qu’avez-vous fait de vos talents? Qu’avez-vous fait pour les autres? Et cette liberté que vous prétendiez nous donner, il a fallu qu’on la trouve ailleurs…Vous vous êtes enfermés et vous nous avez enfermés dans vos dogmes. Vous ne vous demandez pas pourquoi nous sommes partis? »

Pour finir, Jeanne et Ruben feront renaître leur amour de ses braises ( pas de ses cendres ), avec un voyage à Madrid, et à Cuba. Là où Jeanne saisira ce qu’a voulu lui dire son fils, je crois. À son retour vers l’Ardèche, elle dit à son ami Paul qui l’attend à l’aéroport:

« -Tu nous raconteras Cuba?

-J’ai été heureuse de découvrir le musée de la révolution, de revoir la baie de La Havane et de flâner sur le Malecón…je n’ai retrouvé aucun de mes amis d’autrefois. Même le rhum n’avait pas le même parfum. tout était différent. J’ai vu ce que je n’avais pas voulu voir. Et j’ai compris pourquoi Ruben doutait de la révolution. À Santiago, j’ai dit adieu à Fidel. Une page s’est tournée…C’est peut-être le début de la vieillesse?

-Ou seulement la fin d’une illusion. »

C’est Ruben qui reste présent en moi à la fin de cette lecture. Je l’aime dans ses déambulations solitaires à Cassis, je l’aime dans ses crises d’angoisse dont il ne peut se défaire. Un très beau personnage qui ayant vécu la terreur eut le goût de la liberté . Deux termes dont on pourrait discuter, liberté et révolution. On en comprend bien dans ce livre la complexité et les interprétations qu’on peut en faire.

Aux illusions perdues, au renoncement, au bonheur trouvé dans les choses simples et dans l’amitié, à ce qui fait de nous des êtres humains dignes de ce nom…De multiples réflexions toujours d’actualité, même si comme Jeanne et ses amis, il est grand temps d’admettre que les temps et les gens et les sociétés ont changé. 

Je ne saurai trop conseiller la lecture de Leonardo Padura pour Cuba, un regard d’une vie à l’intérieur – car il vit depuis toujours à Cuba et n’a pas l’intention de s’en aller – pour l’avoir écouté avec délectation raconter ses années Fidel et la suite, lire Padura, pour ça et son immense talent.

Quant à ce livre, c’est – comme ça m’arrive souvent – en essayant de le partager avec vous que j’en saisis plus profondément la complexité. 

Bonne lecture !